2026 07 Dunkerque – Montreuil-sur-Mer à vélo : 208 kilomètres entre mer, vent, chaleur et liberté

 



Dunkerque – Montreuil-sur-Mer à vélo : 208 kilomètres entre mer, vent, chaleur et liberté

11 et 12 juillet 2026 — Deux jours à vélo sur le littoral des Hauts-de-France, de la mer du Nord à la baie de Somme.

J'étais initialement parti pour un weekend plus long mais la chaleur m'a stoppé en route ... 

Deux jours, 208 kilomètres et une bonne dose de soleil, de vent marin et de liberté. Cette fois, direction le nord de la France, avec une idée simple : rejoindre Dunkerque en train, enfourcher le vélo et longer le littoral jusqu'à la baie de Somme.

Au programme : Dunkerque, Gravelines, Grand-Fort-Philippe, Calais, Sangatte, Wissant, Wimereux, Boulogne-sur-Mer, Étaples, Le Touquet, Berck-Plage, Le Crotoy et Noyelles-sur-Mer. Un itinéraire entre villes portuaires, plages, falaises, pistes cyclables et grands espaces ouverts sur la mer.

Mais le voyage ne se résume pas aux cartes postales. Il faut aussi composer avec les contraintes du train, les kilomètres, la chaleur, les paysages industriels, les portions de route qui réservent quelques surprises et les rencontres inattendues.

Une escapade à vélo comme je les aime : partir avec un itinéraire en tête, avancer à son rythme et laisser une place à ce que le chemin nous réserve.



1. Préparer le voyage : rejoindre Dunkerque en train avant de longer la côte

Pour cette escapade, l'idée est de parcourir le littoral des Hauts-de-France à vélo, en partant de Dunkerque pour descendre progressivement vers la baie de Somme. 

Le principe est simple : rejoindre le point de départ en train, effectuer le parcours à vélo, puis reprendre le train pour rentrer à Paris. Pas besoin de revenir au point de départ ni de construire une boucle : le trajet lui-même constitue le voyage.

Reste une première difficulté, celle du transport du vélo.

Emmener son vélo dans les trains du Nord

Tout commence à Paris avec une question qui revient régulièrement lorsqu'on prépare un voyage à vélo : comment rejoindre facilement le point de départ avec sa monture ?

Les TGV ne constituent pas toujours la solution la plus simple pour voyager avec un vélo non démonté. Je choisis donc de privilégier les TER des Hauts-de-France, avec un itinéraire ferroviaire passant par Creil, Amiens, Arras et Douai, avant de rejoindre Lille-Flandres.

Le principe est intéressant : certaines places vélo sont proposées gratuitement sur réservation. Mais encore faut-il que la place réservée soit réellement utilisable dans les conditions prévues.

J'ai bien ma réservation, mais le train est bondé et toutes les places vélo sont prises. Le voyage commence donc par un petit moment de tension, avant même le premier coup de pédale.

À cela s'ajoutent 19 minutes de retard. Rien de dramatique, mais un rappel utile : lorsqu'on voyage avec un vélo et plusieurs correspondances, mieux vaut prévoir un peu de marge.

Après le changement de train à Lille-Flandres, une pause sandwich permet de reprendre des forces avant de poursuivre vers Hazebrouck, puis Dunkerque.

Un itinéraire de deux jours, entre mer du Nord et baie de Somme

Une fois arrivé à Dunkerque, le parcours se déroule en deux grandes étapes.

La première journée doit me conduire jusqu'à Wimereux, en passant par Gravelines, Grand-Fort-Philippe, Calais, Sangatte et Wissant. La seconde poursuit vers Boulogne-sur-Mer, Étaples, Le Touquet, Berck-Plage et Le Crotoy, avant de rejoindre Noyelles-sur-Mer pour le retour en train.

Le littoral constitue le fil conducteur du voyage, mais il ne faut pas imaginer une piste cyclable parfaitement rectiligne longeant la mer du début à la fin. Il faut composer avec les villes, les zones portuaires, les routes, les détours et les différentes portions aménagées.

La météo sera également un facteur important. En juillet, le soleil peut transformer une longue piste cyclable en véritable épreuve, même lorsque les paysages sont magnifiques.

L'objectif reste néanmoins de profiter du trajet autant que de l'arrivée : prendre le temps d'observer, de faire des pauses et de découvrir cette partie du littoral français à hauteur de vélo.



2. Le récit du voyage : de Dunkerque à la baie de Somme


Jour 1 — Samedi 11 juillet : Paris, Dunkerque et Wimereux

Paris – Lille – Dunkerque : un départ ferroviaire mouvementé

Le voyage commence à Paris. Le vélo est prêt, l'itinéraire aussi, mais il faut d'abord réussir à rejoindre Dunkerque.

Direction les TER des Hauts-de-France, avec un parcours via Creil, Amiens, Arras et Douai pour rejoindre Lille-Flandres.

J'ai réservé ma place vélo, mais le train est bondé et les emplacements sont déjà pris. Pas exactement le départ idéal lorsqu'on a préparé son trajet en pensant pouvoir transporter son vélo dans de bonnes conditions !

Le train accuse ensuite 19 minutes de retard. Rien de bien méchant, mais le voyage rappelle immédiatement que l'aventure commence parfois sur un quai de gare, bien avant de monter en selle.

À Lille-Flandres, changement de train. J'en profite pour acheter un sandwich et reprendre quelques forces. La suite du trajet passe par Hazebrouck, avant l'arrivée à Dunkerque.

Cette fois, c'est parti : le vélo va enfin pouvoir prendre le relais.



Dunkerque : une ville portuaire en mouvement

Avant de quitter Dunkerque, je prends le temps de faire un petit tour dans la ville.








 

L'ambiance est estivale. Les rues sont animées, les terrasses occupées et la ville dégage cette énergie particulière des ports, où la mer fait partie du quotidien.

Dunkerque porte aussi les traces de son histoire. Ville reconstruite après les destructions de la guerre, elle entretient un lien étroit avec son port et son activité maritime.

Puis vient le moment de quitter la ville.

Les premiers kilomètres réservent un paysage assez spectaculaire. Au loin, la zone portuaire et industrielle domine l'horizon. Grandes infrastructures métalliques, terminaux, silhouettes d'usines et installations portuaires composent un décor monumental.

Ce n'est pas forcément l'image que l'on se fait spontanément d'une escapade à vélo sur le littoral. Pourtant, ce paysage possède sa propre force : il montre l'importance des activités industrielles et maritimes dans cette région.

Quelques kilomètres plus loin, le décor commence à changer. Les plages, les digues et les espaces ouverts reprennent progressivement leur place.

À vélo, les contrastes sont particulièrement frappants. On passe d'un univers industriel imposant à une côte plus sauvage en quelques coups de pédale.


Gravelines et Grand-Fort-Philippe : une première pause sur la côte
Premier arrêt à Gravelines.





 

La pause fraîcheur est bienvenue. La ville dévoile son patrimoine et ses fortifications, témoins d'un passé où cette partie du littoral occupait une position stratégique.

Je reprends ensuite la route vers Grand-Fort-Philippe. Les bateaux, le vent marin et les grands espaces accompagnent la progression.

Le voyage se construit ainsi, étape après étape, au gré des villes traversées et des paysages qui se succèdent.



 

Calais : la mer comme frontière et comme activité

J'arrive ensuite à Calais.

La ville regarde vers l'Angleterre. Le détroit, le port, les ferries et les flux de voyageurs et de marchandises rappellent que la mer n'est pas ici un simple décor : elle constitue une voie de passage majeure.

Calais est une ville de transit, tournée vers les échanges et les traversées. Son environnement portuaire prolonge, à une autre échelle, les paysages industriels aperçus à la sortie de Dunkerque.






 

En quittant Calais, je retrouve progressivement une atmosphère plus calme. Les zones portuaires et industrielles restent visibles au loin, comme une dernière empreinte humaine avant les paysages plus ouverts de la Côte d'Opale.

Sur les bords de route, la présence de nombreuses personnes et d'un camp de migrants rappelle aussi une autre réalité du littoral. Cette région est un lieu de passage pour celles et ceux qui cherchent à rejoindre le Royaume-Uni, dans des conditions souvent difficiles.

Le voyage à vélo permet de traverser ces paysages, mais aussi de constater que le littoral est un espace habité, travaillé et marqué par des enjeux bien plus vastes que le tourisme.



Sangatte et Wissant : retrouver les paysages de la Côte d'Opale

La route se poursuit vers Sangatte, puis Wissant.

Le paysage change une nouvelle fois. Les falaises, les longues plages et la lumière particulière du Pas-de-Calais donnent envie de ralentir.

Après les infrastructures portuaires et les zones urbaines, cette partie de la côte offre davantage d'espace et une impression de liberté. La mer s'ouvre sur l'horizon, le vent accompagne le parcours et le vélo retrouve un rythme plus contemplatif.

À Wissant, je m'accorde une vraie pause pour dîner. Quelques terrasses, de l'ambiance et le plaisir de poser enfin le vélo.

Ces moments font partie intégrante d'une journée à vélo : manger, boire, récupérer et profiter de l'endroit avant de repartir. Le voyage ne se mesure pas uniquement au compteur.







 

Après les kilomètres parcourus depuis Dunkerque, ce moment devient un rituel du voyageur à vélo : poser le vélo, reprendre des forces, profiter quelques instants du paysage avant de repartir.

Mais la journée n’est pas terminée.

Je remonte en selle pour parcourir encore quelques kilomètres jusqu’à Wimereux.

Mais la journée n'est pas terminée. Il reste encore quelques kilomètres à parcourir jusqu'à Wimereux.

Wimereux : une rencontre inattendue et une première nuit sous tente

Les derniers kilomètres se font dans une ambiance plus tranquille. La mer accompagne toujours la route, avec le bruit des vagues en arrière-plan. 



 

Sur la piste cyclable, je croise par hasard le frère d'Hugo.

Le nom de Wimereux me disait quelque chose. Hugo nous avait expliqué qu'il rejoignait parfois sa famille dans cette station balnéaire. Le hasard fait donc bien les choses : au détour d'une piste, une connaissance indirecte vient donner une dimension personnelle à cette étape.

La journée se termine ici.

Après les trains, les premiers coups de pédale, le vent marin et les paysages changeants du littoral, je plante ma tente à Wimereux pour passer la nuit.

Bilan de cette première journée : 99 kilomètres à vélo, et déjà beaucoup d'images en tête.

Entre Dunkerque et Wimereux, le littoral aura montré plusieurs visages : portuaire, industriel, historique, balnéaire et plus sauvage. Une première étape bien remplie, qui donne envie de poursuivre vers le sud.



Jour 2 — Dimanche 12 juillet : de Wimereux à Noyelles-sur-Mer
Le soleil accompagne le départ

Le matin, je reprends la route vers le sud.

Les paysages de la Côte d'Opale défilent encore, entre mer et campagne. La sensation est agréable : celle de suivre un immense chemin ouvert sur l'horizon, avec la possibilité de s'arrêter dès qu'un paysage attire le regard.

Mais le soleil est déjà bien présent. La température monte progressivement et les pauses deviennent indispensables pour gérer l'effort.

Boulogne-sur-Mer : une ville qui ne me convainc pas

Je passe par Boulogne-sur-Mer.

Mon impression est plutôt sévère : je trouve la ville assez « moche ». Je ne vais sans doute pas me faire que des amis !

Mais un récit de voyage est aussi fait de préférences personnelles. Tous les lieux ne provoquent pas le même enthousiasme et toutes les étapes ne deviennent pas des coups de cœur.


Le passage est rapide. Le soleil chauffe déjà sérieusement et il reste encore beaucoup de kilomètres à parcourir.

Étaples : poursuivre vers le sud

Je continue ensuite vers Étaples.

Le parcours se poursuit le long de ce littoral qui alterne villes, espaces plus ouverts et portions de route où l'on avance au rythme des jambes.

La chaleur s'installe et impose progressivement sa loi. Il faut trouver le bon équilibre entre la progression, l'hydratation et les pauses.




Le Touquet : une boucle plus verte que maritime

Après Étaples, je décide de faire un détour par Le Touquet.

La découverte est finalement assez particulière. Je traverse surtout de longues avenues bordées d'arbres, très vertes, sans vraiment retrouver l'ambiance maritime que j'imaginais.

Le Touquet se révèle davantage résidentiel que balnéaire sur cette portion de mon parcours. Ce n'est pas forcément ce que j'étais venu chercher, mais cela fait aussi partie des surprises d'un itinéraire à vélo.

On peut avoir une image précise d'une destination et découvrir, une fois sur place, un visage très différent de celui que l'on imaginait.

Je reprends ensuite la route vers Berck.

 

À Berck-Plage, le soleil frappe fort.

Je m'arrête pour une pause sandwich, à l'ombre d'une stèle. Quelques minutes pour manger, boire et laisser le corps souffler.

Dans ces conditions, une pause n'est pas un luxe. Elle devient une véritable composante de la journée, un moyen de récupérer avant de repartir.

Le voyage à vélo apprend à écouter son rythme. Lorsque la chaleur devient pesante, mieux vaut ralentir et s'accorder du temps plutôt que de chercher à avancer coûte que coûte.





 

La longue piste cyclable jusqu'au Crotoy

Vient alors une longue, très longue portion de piste cyclable jusqu'au Crotoy.

Le paysage est magnifique, mais le soleil impose son rythme. La chaleur est intense et les kilomètres semblent s'étirer. L'eau devient une priorité, et chaque possibilité de faire une pause est bienvenue.

C'est l'un des contrastes de ce voyage : le plaisir de rouler dans un bel environnement, avec une sensation d'espace et de liberté, mais aussi la difficulté physique de parcourir de longues distances sous un soleil de plomb.

L'arrivée au Crotoy est une vraie récompense.

Je m'accorde une halte fraîcheur pour retrouver un peu d'énergie et profiter de l'atmosphère de la baie de Somme. Après les kilomètres parcourus, cette pause marque presque la fin de l'aventure.





 

Noyelles-sur-Mer : retour à Paris

Il reste encore quelques kilomètres à parcourir.

Je reprends le vélo une dernière fois pour rejoindre Noyelles-sur-Mer, où je retrouve le train pour rentrer à Paris.

La boucle est bouclée, même si l'itinéraire n'était pas circulaire : le vélo m'a permis de relier deux points du littoral, tandis que le train assure le retour.

 

Au total, cette escapade représente 208 kilomètres à vélo entre Dunkerque et la baie de Somme, en deux jours de pédalage.

Des zones industrielles aux plages, des villes portuaires aux falaises, des rencontres inattendues aux pauses imposées par la chaleur, le voyage aura été riche en contrastes.

Le vélo impose son propre rythme : celui qui laisse le temps de regarder, de ressentir et de profiter du chemin autant que de la destination.


3. Transports et conseils pratiques : parcourir le littoral à vélo

Cette escapade rappelle plusieurs principes utiles pour préparer un itinéraire à vélo sur plusieurs jours, surtout lorsque le départ et l'arrivée sont éloignés.

Voyager avec son vélo dans les TER

Le train est essentiel dans cette organisation : il permet de rejoindre Dunkerque depuis Paris, puis de revenir depuis Noyelles-sur-Mer.

Mais transporter un vélo dans un train régional demande un minimum d'anticipation. Même avec une réservation, un train bondé peut compliquer l'installation du vélo et les correspondances.


Pour un trajet similaire, il est préférable de :

  • vérifier les règles d'emport des vélos pour chaque train ;

  • réserver une place vélo lorsque cela est proposé ;

  • prévoir une marge suffisante entre les correspondances ;

  • consulter les horaires et les éventuelles perturbations avant le départ ;

  • éviter, si possible, de compter sur une correspondance trop courte lorsqu'on voyage avec un vélo chargé.

Les conditions pouvant évoluer selon les lignes, les trains et les périodes, il faut vérifier les informations en vigueur au moment de réserver.

Préparer son itinéraire sans supposer que la côte sera toujours à portée de roue

Suivre le littoral ne signifie pas forcément rouler en permanence au bord de la mer. Les ports, les villes, les infrastructures et le tracé des voies cyclables imposent parfois des détours.

Il est utile de consulter une carte détaillée et de repérer les différentes portions de l'itinéraire avant de partir. Cela permet de mieux anticiper les traversées urbaines, les sections routières et les possibilités de s'arrêter.

Les paysages industriels de Dunkerque et de Calais font partie intégrante de ce parcours. Ils peuvent surprendre si l'on imagine uniquement des plages et des falaises, mais ils racontent aussi l'histoire économique du littoral.

Anticiper la chaleur

La deuxième journée a été particulièrement marquée par la chaleur, notamment sur la longue piste cyclable vers Le Crotoy.

Pour une sortie de ce type en été, mieux vaut prévoir :

  • suffisamment d'eau et des possibilités de ravitaillement ;

  • des pauses régulières à l'ombre ;

  • un départ assez tôt pour effectuer une partie des kilomètres avant les heures les plus chaudes ;

  • une allure adaptée aux conditions météorologiques ;

  • une marge pour modifier le parcours si nécessaire.

La chaleur peut rendre une distance raisonnable beaucoup plus difficile. Le nombre de kilomètres ne suffit donc pas à évaluer la difficulté réelle d'une étape.

Prévoir les repas et les pauses

Les pauses à Gravelines, Wissant, Berck-Plage et Le Crotoy ont rythmé le voyage. Un café, un sandwich ou un arrêt pour se rafraîchir permettent de récupérer, mais aussi de mieux profiter des endroits traversés.

À vélo, il est utile de garder une certaine souplesse dans son programme : on ne sait pas toujours à l'avance où l'on aura envie de s'arrêter, ni combien de temps la météo ou le terrain demanderont.

Choisir son hébergement en fonction du parcours

La première nuit s'est déroulée sous tente à Wimereux. Cette solution offre de la souplesse, mais suppose de prévoir le matériel nécessaire et de vérifier les possibilités d'hébergement autorisé.

Pour un voyage itinérant, il est prudent d'identifier plusieurs options à proximité de l'étape prévue, surtout en période estivale. Cela permet de s'adapter en cas de fatigue, de météo difficile ou de modification du parcours.



4. Budget et bilan du voyage en chiffres

Deux jours de vélo, 208 kilomètres et un parcours entre Dunkerque et Noyelles-sur-Mer : voilà les principaux chiffres de cette escapade.

La première journée représente 99 kilomètres à vélo, de Dunkerque jusqu'à Wimereux. Elle comprend également le trajet ferroviaire depuis Paris, plusieurs arrêts sur le littoral et une nuit sous tente.

La seconde journée permet de poursuivre vers le sud, en passant par Boulogne-sur-Mer, Étaples, Le Touquet, Berck-Plage et Le Crotoy, avant de rejoindre Noyelles-sur-Mer pour le retour en train.

Le voyage combine donc plusieurs postes de dépenses : billets de train, éventuels frais liés au transport du vélo, repas, ravitaillement et hébergement. Je ne dispose pas ici du détail de ces dépenses, il serait donc hasardeux d'annoncer un coût total ou un budget journalier.

Le principal enseignement concerne plutôt le rythme du parcours. Les 208 kilomètres ne présentent pas la même difficulté selon les conditions : le vent, la chaleur, le revêtement et les détours influencent directement l'effort fourni.

Le train permet de réaliser un itinéraire linéaire, sans devoir revenir au point de départ à vélo. La nuit sous tente offre une solution d'hébergement adaptée à cette forme de voyage, tandis que les pauses dans les villes traversées donnent au parcours sa dimension touristique.

Ce bilan reste donc celui d'une escapade courte mais dense, où la préparation logistique compte autant que la capacité à pédaler.


5. Ressources utiles et ce que je retiens de cette escapade

Quelques ressources pour préparer un itinéraire similaire

Pour organiser un voyage à vélo le long du littoral des Hauts-de-France, voici quelques points de départ utiles :

Les informations sur les trains, les emplacements vélo et les itinéraires cyclables doivent être vérifiées avant le départ, car les conditions peuvent évoluer.

Ce que je garderai de ces deux jours

Je garderai d'abord le contraste entre les paysages. Le départ de Dunkerque et ses grandes installations portuaires, les fortifications de Gravelines, l'activité de Calais, les falaises et les plages de la Côte d'Opale, puis l'arrivée dans l'environnement plus paisible de la baie de Somme : le littoral ne se résume décidément pas à une succession de stations balnéaires.

Je retiendrai aussi les petits moments qui donnent son caractère au voyage : le train bondé malgré la réservation du vélo, le sandwich à Lille-Flandres, le dîner à Wissant, la rencontre inattendue avec le frère d'Hugo sur la piste cyclable et la première nuit sous tente à Wimereux.

Il y aura également les impressions plus mitigées. Boulogne-sur-Mer ne m'a pas particulièrement séduit, et mon détour par Le Touquet m'a surtout fait découvrir de longues avenues vertes plutôt que l'ambiance maritime recherchée. Mais c'est justement ce qui rend le récit personnel : on ne tombe pas forcément sous le charme de chaque ville, et un détour n'apporte pas toujours ce qu'on imaginait.

Enfin, je n'oublierai pas la chaleur de la deuxième journée. Sur la longue piste vers Le Crotoy, les kilomètres ont parfois semblé interminables. Le soleil, l'eau et les pauses ont alors pris autant d'importance que le parcours lui-même.

En deux jours, j'ai parcouru 208 kilomètres, découvert une partie du littoral des Hauts-de-France et relié Dunkerque à la baie de Somme en combinant train et vélo.

C'est peut-être cela que j'aime dans ce type d'escapade : partir sans avoir besoin de longues vacances, découvrir un territoire à son rythme et accepter que le voyage soit fait de paysages magnifiques, de passages moins séduisants, d'imprévus et de rencontres.

208 kilomètres, deux jours et une belle sensation de liberté. Une nouvelle escapade à vélo, entre mer, vent, chaleur et découverte.