2026 07 weekend cyclo sur la côte d'opale

 







Dunkerque – Montreuil-sur-Mer : 208 kilomètres entre mer, vent, chaleur et liberté à vélo

11 juillet 2026 — Paris, les trains du Nord et les premiers coups de pédale

Tout commence à Paris avec une question simple : comment emmener un vélo vers le nord de la France ?

Les TGV n’acceptent toujours pas facilement cette forme de mobilité douce. Il faut donc se rabattre sur les TER de la région Hauts-de-France. Direction Lille-Flandres via Creil, Amiens, Arras et Douai… en voiture Simone ! 12 places vélo dans le TER avec réservation (gratuite). j'ai ma réservation mais toutes les places sont prises et le train bondé ... 

Le voyage commence avec un petit contretemps : 19 minutes de retard. Rien de grave, l’aventure est déjà là, entre les quais de gare, le vélo chargé et l’envie d’arriver au point de départ.

À Lille-Flandres, changement de train. Le temps d’acheter un sandwich et de reprendre quelques forces, puis la ligne continue vers Hazebrouck avant d’atteindre enfin Dunkerque.

Le vélo retrouve alors son élément naturel : la route.


Dunkerque : une ville portuaire en mouvement

Avant de partir vers le sud, je prends le temps de faire un petit tour dans Dunkerque.

 







 

La ville est animée. Il y a de la vie dans les rues, une ambiance estivale, des terrasses occupées et cette énergie particulière des villes tournées vers la mer. Dunkerque porte son histoire dans ses murs : une ville reconstruite, marquée par la mémoire de la guerre, mais aussi profondément liée à son port.

Puis vient le moment de quitter la ville.

Les premiers kilomètres donnent immédiatement le ton. La sortie de Dunkerque révèle un paysage étonnant : au loin, la zone portuaire et industrielle domine l’horizon. Grandes infrastructures métalliques, terminaux, silhouettes d’usines et installations portuaires rappellent la puissance industrielle de ce littoral.

Un paysage parfois brut, mais impressionnant, où l’activité humaine côtoie directement la mer.

Quelques kilomètres plus loin, le décor change. Les plages, les digues et les espaces ouverts reprennent leurs droits. Le vélo permet ce contraste saisissant : passer d’un univers industriel monumental à une côte sauvage en quelques coups de pédale.


Gravelines, Grand-Fort-Philippe et Calais : entre histoire et horizons marins

Premier arrêt à Gravelines.





 

Pause fraîcheur bienvenue. La ville dévoile son histoire avec ses fortifications et son patrimoine militaire. Ce littoral a longtemps été une zone stratégique, et les traces du passé sont encore bien présentes.

Puis la route continue vers Grand-Fort-Philippe, entre bateaux, vent marin et grands espaces.



 

Arrivée ensuite à Calais.

Ville de passage par excellence, Calais regarde vers l’Angleterre. Le détroit marque le paysage, avec le port, les ferries et les nombreux flux de voyageurs et de marchandises. Une ville où la mer n’est pas seulement un décor : elle est une activité quotidienne.






 

En quittant Calais, je retrouve progressivement le calme de la côte. Au loin, les zones portuaires et industrielles restent visibles, comme une dernière empreinte humaine avant les paysages plus sauvages de la Côte d’Opale. Sur les bords de routes de nombreuses personnes ... et un camp de migrants. 


Sangatte, Wissant : la pause avant de continuer

La route se poursuit vers Sangatte, puis vers Wissant

Ici, le paysage change encore : falaises, longues plages, lumière particulière du Pas-de-Calais. C’est l’un de ces endroits où l’on a naturellement envie de ralentir.

À Wissant, je fais une vraie pause pour dîner. Il y a quelques terrasses et de l'ambiance.







 

Après les kilomètres parcourus depuis Dunkerque, ce moment devient un rituel du voyageur à vélo : poser le vélo, reprendre des forces, profiter quelques instants du paysage avant de repartir.

Mais la journée n’est pas terminée.

Je remonte en selle pour parcourir encore quelques kilomètres jusqu’à Wimereux.


Wimereux : une rencontre inattendue et la première nuit sous tente

Les derniers kilomètres se font dans une ambiance plus calme. La mer accompagne toujours la route, avec le bruit des vagues en arrière-plan.

 



 

Sur la piste cyclable, une rencontre inattendue : je croise le frère d’Hugo.

Le nom de Wimereux me disait quelque chose… Hugo nous avait en effet dit qu'il rejoignait parfois sa famille dans cette station balnéaire.

La journée se termine ici.

Après les trains, les premiers kilomètres, le vent marin et les paysages changeants de la Côte d’Opale, je plante ma tente à Wimereux pour passer la nuit.

Une première journée bien remplie : 99 kilomètres dans les jambes et déjà beaucoup d’images en tête.


12 juillet 2026 — De Wimereux à Noyelles-sur-Mer : soleil de plomb et baie de Somme

Le matin, je reprends la route vers le sud.

Les paysages de la Côte d’Opale défilent encore, entre mer et campagne, avec cette sensation agréable de suivre un immense chemin ouvert sur l’horizon.


Boulogne-sur-Mer et Étaples : la route continue

Passage par Boulogne-sur-Mer, la ville est assez "moche" ... je ne vais pas me faire que des amis ... 

Le soleil est bien présent et la température commence à monter sérieusement. Chaque arrêt devient une occasion de souffler et de gérer l’effort.


Puis Etaples



 

Le Touquet : une boucle entre grandes avenues vertes

Après Étaples, je fais un détour par Le Touquet.

Une boucle qui restera finalement assez particulière : je traverse surtout de longues avenues bordées d’arbres, très vertes, presque sans vraiment retrouver l’ambiance maritime que j’imaginais.

Une découverte différente de la station, plus résidentielle que balnéaire.

Je reprends ensuite la route vers Berck.

 
Berck-Plage : pause à l’ombre

À Berck-Plage, le soleil frappe fort.

Pause sandwich bienvenue, à l’ombre d’une stèle. Quelques minutes pour récupérer, boire, manger et laisser le corps souffler.





 

La route continue.


La longue piste jusqu’au Crotoy

Vient alors une longue, très longue portion de piste cyclable jusqu’au Crotoy.





 

Le paysage est magnifique, mais le soleil impose son rythme. La chaleur est intense. Les kilomètres semblent plus longs, et l’eau devient une priorité.

Chaque pause devient précieuse.

L’arrivée au Crotoy est une vraie récompense.

Je fais une halte fraîcheur, le temps de retrouver un peu d’énergie et de profiter de l’atmosphère de la baie de Somme.


Noyelles-sur-Mer : fin de l’escapade

Il reste encore quelques kilomètres.

Je reprends le vélo une dernière fois pour rejoindre Noyelles-sur-Mer, où je retrouve le train pour Paris.

La boucle se termine ici.

 

Au total : 208 kilomètres à vélo entre Dunkerque et la baie de Somme, une traversée faite de paysages contrastés, de zones industrielles, de plages, de falaises, de rencontres, de vent marin et d’un soleil généreux.

Une aventure où le vélo impose son propre rythme : celui qui laisse le temps de regarder, de ressentir et de profiter du chemin autant que de la destination.