Un week-end prolongé à vélo entre Nevers et Orléans, en suivant autant que possible la Loire et les canaux.
Trois jours pour rejoindre Orléans à vélo depuis Cercy-la-tour, en partant de Paris en train, avec la Loire comme fil conducteur. Au programme : Nevers, le canal du Nivernais, Decize, La Charité-sur-Loire, Sancerre, Gien et Sully-sur-Loire, avant de terminer à Orléans.
Sur le papier, l'itinéraire a tout pour plaire : des paysages ligériens, des canaux, des villes à découvrir et de longues portions à vélo au fil de l'eau. Dans la réalité, il faut aussi composer avec la chaleur, le vent de face, les kilomètres qui s'accumulent et une Loire qui n'est pas toujours aussi proche de la piste cyclable qu'on pourrait l'espérer.
Au total, 280 kilomètres en trois jours, entre train, vélo, petites pauses et découvertes. Une nouvelle escapade qui confirme qu'il n'est pas nécessaire de partir loin ni longtemps pour vivre une véritable aventure.
1. Préparer le voyage : rejoindre Orléans à vélo en suivant la Loire
Cette fois, direction Orléans ! L'idée est de rejoindre la ville à vélo en remontant vers le nord depuis Nevers, en suivant autant que possible la Loire et les canaux.
Le voyage commence à Cachan, en région parisienne. Je rejoins Paris-Bercy, puis prends le train pour Nevers. Ce choix permet de consacrer l'essentiel du week-end au vélo, sans avoir à parcourir toute la distance depuis l'Île-de-France. C'est un parcours que j'ai déjà fait (Paris - Melun, Melun - Auxerre, Joigny-Lyon en passant par Cercy-la-tour)
Une fois arrivé à Nevers, l'itinéraire se construit autour de la Loire et du canal du Nivernais. La première journée doit permettre de découvrir les environs de Nevers et de pousser jusqu'à Decize, avant de rejoindre Cercy-la-Tour. Les deux journées suivantes seront consacrées à la remontée vers Orléans, en passant notamment par La Charité-sur-Loire, Sancerre, Châtillon-sur-Loire, Gien et Sully-sur-Loire.
L'objectif n'est pas de suivre une ligne parfaitement rectiligne, mais de profiter du parcours et de ses paysages. Il faut toutefois accepter une réalité : un itinéraire qui suit un fleuve ne longe pas forcément l'eau en permanence. La Loire peut s'éloigner de la voie cyclable, les chemins changent de revêtement et certaines étapes demandent davantage d'efforts que prévu.
Trois jours, 280 kilomètres : le programme est ambitieux, surtout si la météo s'en mêle. La chaleur annoncée va rapidement devenir un élément important du voyage.
2. Le récit du voyage : trois jours à vélo entre Nevers et Orléans
Jour 1 — Cachan, Nevers, Decize et Cercy-la-Tour
De Paris à Nevers : le voyage commence sur les rails
Départ de Cachan pour rejoindre la gare de Paris-Bercy. Le vélo et le train forment une nouvelle fois le duo de départ : le train permet de rejoindre rapidement le point de départ de l'itinéraire, avant de laisser place aux kilomètres à vélo.
À l'arrivée à Nevers, première surprise : j'aperçois un Picasso ! Une rencontre ferroviaire inattendue avant même d'avoir commencé à pédaler.
Mais le thermomètre annonce déjà 31 °C. La journée s'annonce chaude, et je ne vais pas tarder à en mesurer les conséquences.
De Nevers à Decize : la Loire, puis le canal du Nivernais
Je quitte Nevers à vélo et retrouve rapidement l'esprit du voyage : avancer au fil de l'eau, découvrir les paysages et relier les villes à la force des jambes.
Je m'éloigne de la Loire pour rejoindre le canal du Nivernais sur quelques kilomètres, avant de prendre la direction de Decize.
Les premiers kilomètres sont difficiles. Avec la chaleur, les 56 premiers kilomètres sont éprouvants. Le rythme est forcément moins confortable et l'effort se fait davantage sentir. Ce qui aurait pu être une agréable mise en jambes se transforme en véritable épreuve.
Cercy-la-Tour : une étape déjà connue
Je finis par arriver à Cercy-la-Tour. La commune ne m'est pas inconnue : j'y suis déjà passé en mars, lors d'un voyage entre Auxerre et Lyon.
Retrouver un lieu traversé quelques mois plus tôt donne parfois une autre dimension au voyage. Les paysages et les gares deviennent des repères que l'on relie peu à peu à ses propres itinéraires.
Après cette première journée bien remplie, je reprends le TER pour revenir à Nevers. La soirée se termine autour d'un repas au Vélo Café.
Une première étape marquée par la chaleur, les kilomètres et les détours entre Loire et canal. Il reste encore deux journées pour rejoindre Orléans.
Jour 2 — Nevers, La Charité-sur-Loire, Sancerre et Châtillon-sur-Loire
Une nouvelle journée vers le nord
Je repars de Nevers et poursuis ma progression vers le nord. La température reste élevée, mais elle est un peu plus supportable que la veille.
À Marseilles-lès-Aubigny, je m'accorde une petite pause café. Le thermomètre affiche environ 27 °C. Cela reste chaud pour pédaler, mais la différence avec les 31 °C de Nevers la veille est appréciable.
Ces pauses font partie intégrante du voyage à vélo : elles permettent de souffler, de boire, de reprendre des forces et de repartir plus sereinement.
La Charité-sur-Loire : une halte au bord du fleuve
Je passe par La Charité-sur-Loire et prends le temps de faire un petit détour pour découvrir la ville.
Le parcours ne se résume pas à une succession de kilomètres. Les villes traversées sont aussi l'occasion de quitter momentanément la voie cyclable, de se promener et de regarder ce qui se trouve un peu à l'écart de l'itinéraire.
Mais il faut ensuite repartir. La journée est longue et plusieurs étapes restent à parcourir.
Sancerre : seulement de passage
La route se poursuit vers Sancerre. Je traverse la ville sans vraiment m'y attarder.
C'est aussi l'une des contraintes d'un itinéraire ambitieux : il faut parfois choisir entre multiplier les kilomètres et prendre le temps de visiter. Ce sera donc une découverte rapide, avec l'idée éventuelle de revenir une autre fois pour explorer davantage les environs.
99 kilomètres et un vent de face
La journée continue en direction de Saint-Satur, puis de Neuvy-sur-Loire. Le compteur atteint finalement 99 kilomètres.
Le vent de face du matin n'a pas facilité la progression. Et, une nouvelle fois, la Loire reste souvent assez éloignée de la voie cyclable. Suivre le fleuve sur une carte ne signifie donc pas nécessairement pédaler en permanence à ses côtés.
La distance parcourue se ressent en fin de journée. Après les difficultés de la veille, cette deuxième étape confirme que l'itinéraire demande de l'énergie et une bonne capacité d'adaptation.
Châtillon-sur-Loire : une nuit en « abricyclo »
J'arrive finalement à Châtillon-sur-Loire, où je découvre une formule d'hébergement différente : l'« abricyclo ».
Une nouvelle façon de voyager à vélo, qui ajoute une touche d'originalité à cette étape. Après 99 kilomètres, il est temps de se poser et de récupérer avant la dernière journée.
Rapide petite visite dans le village et dîner Chez Mamie Germaine.
Demain, direction Gien, Dampierre-en-Burly, Sully-sur-Loire et enfin Orléans.
Une nouvelle façon de voyager à vélo !
Jour 3 — Châtillon-sur-Loire, Gien, Dampierre-en-Burly, Sully-sur-Loire et Orléans
Dernière étape au fil de la Loire
Dernière grande journée à vélo. Je quitte Châtillon-sur-Loire avec Orléans en ligne de mire.
La Loire reste le fil conducteur de cette escapade, même si le parcours ne la longe pas toujours. Il faut parfois accepter de s'en éloigner, de traverser d'autres paysages et de retrouver le fleuve un peu plus loin.
Gien : 15 kilomètres sans macadam
J'arrive à Gien et poursuis ma route le long de la Loire.
Sur une portion de 15 kilomètres, le revêtement change : pas de macadam ! Le terrain est différent de celui d'une route classique et rappelle que les itinéraires cyclables peuvent réserver quelques surprises.
Mais cela fait aussi partie du voyage. À vélo, on découvre le territoire à une autre échelle, avec ses changements de revêtement, ses chemins et ses petites difficultés. Tout ne se déroule pas toujours comme sur une belle piste parfaitement aménagée.
☢️ Dampierre-en-Burly : on double la dose…
Je poursuis en direction de Dampierre-en-Burly.
Et là, on double la dose…
Une petite touche d'humour dans le carnet de route, au milieu d'un itinéraire qui traverse aussi un territoire marqué par la présence d'installations industrielles et énergétiques. Le paysage ligérien ne se résume pas aux rives naturelles et aux villages : il raconte également les activités humaines qui se sont installées le long du fleuve.
Sully-sur-Loire : la pause sandwich
J'arrive ensuite à Sully-sur-Loire. Au programme : une pause sandwich avant d'attaquer la dernière partie du parcours.
Après trois journées de vélo, les pauses deviennent aussi importantes que les étapes elles-mêmes. Il faut reprendre des forces, profiter du moment et garder suffisamment d'énergie pour rejoindre la destination finale.
Il ne reste plus qu'à poursuivre vers Orléans.
Orléans : arrivée au bout des 280 kilomètres
Enfin, Orléans !
Je ne connaissais pas encore la ville. L'arrivée se fait le long de la Loire et de son canal, qui est à sec lors de mon passage.
Et le hasard fait bien les choses : c'est justement la journée des associations. La ville est animée, les rues vivent au rythme de l'événement et l'arrivée prend une dimension festive.
Après trois jours de vélo, de chaleur, de chemins et de détours, cette ambiance constitue une belle façon de terminer le voyage.
Orléans était l'objectif de cette escapade. La ville devient aussi une découverte à part entière, même si le temps disponible reste limité.
Retour à Cachan
Après 280 kilomètres en trois jours, il est temps de rentrer à Cachan.
Le voyage se termine comme il a commencé : en combinant vélo et train. Une formule qui permet de multiplier les escapades sans nécessairement partir de chez soi à vélo ni effectuer une boucle complète.
Trois jours, plusieurs villes traversées, des canaux, des paysages ligériens et quelques surprises : le programme est rempli !
3. Transports et conseils pratiques : préparer un itinéraire à vélo le long de la Loire
Ce parcours rappelle qu'un voyage à vélo se prépare autant en fonction de la distance que des conditions réelles sur le terrain.
Combiner train et vélo
Le train permet de rejoindre Nevers depuis Paris, puis de commencer directement le parcours cyclable. Le retour depuis Orléans vers Cachan évite d'avoir à refaire le trajet en sens inverse.
Paris - Nevers, plusieurs trains le matin
Il est également possible de combiner train et vélo en cours de route, comme lors de la première journée, avec le TER entre Cercy-la-Tour et Nevers.
Pour préparer un voyage similaire, il est utile de vérifier en amont les conditions d'emport du vélo, les éventuelles réservations obligatoires, les horaires et les correspondances. Ces règles peuvent varier selon le train et la période.
Ne pas sous-estimer les kilomètres
Les 99 kilomètres de la deuxième journée donnent une idée de l'effort nécessaire pour avancer tout en gardant du temps pour les pauses et les visites.
Une distance réalisable dans de bonnes conditions peut devenir beaucoup plus difficile avec un vent de face ou une forte chaleur. Il est donc préférable de prévoir une marge plutôt que de construire un programme trop serré.
Adapter son rythme à la chaleur
Avec 31 °C à Nevers puis environ 27 °C le lendemain, la météo a joué un rôle important dans le déroulement du voyage.
Lors des journées chaudes, mieux vaut partir suffisamment tôt, boire régulièrement, rechercher les zones ombragées et prévoir des pauses. Il faut également savoir ralentir ou modifier son programme si les conditions deviennent trop éprouvantes.
Vérifier le type de voie et le revêtement
La Loire est le fil conducteur de l'itinéraire, mais elle n'est pas toujours proche de la voie cyclable. Certaines portions peuvent aussi être dépourvues de revêtement bitumé.
Avant de partir, consulter une carte détaillée du parcours permet d'anticiper les chemins, les surfaces et les éventuels détours. Le type de vélo, les pneus et le niveau de confort recherché peuvent influencer l'expérience.
Garder du temps pour les découvertes
La Charité-sur-Loire, Sancerre, Gien, Sully-sur-Loire et Orléans mériteraient chacune davantage de temps. Pourtant, avec trois jours et 280 kilomètres à parcourir, les visites restent nécessairement courtes.
C'est l'un des arbitrages du voyage à vélo : faut-il avancer pour atteindre l'objectif ou ralentir pour découvrir les lieux ? Il n'y a pas de réponse universelle. Tout dépend de ce que l'on souhaite privilégier.
Dans mon cas, cette fois, l'objectif était de rejoindre Orléans en trois jours. Certaines visites ont donc été rapides, mais elles donnent aussi envie de revenir.
4. Budget et bilan du voyage en chiffres
Ce week-end prolongé représente 280 kilomètres à vélo en trois jours, avec un départ de Cachan, un trajet ferroviaire jusqu'à Nevers, une étape passant par Decize et Cercy-la-Tour, puis une remontée vers Orléans et un retour en train.
La deuxième journée, avec ses 99 kilomètres, constitue une étape particulièrement longue. La première journée a été rendue difficile par la chaleur, tandis que le vent de face a compliqué la progression le lendemain. Le troisième jour a notamment été marqué par une portion de 15 kilomètres sans macadam.
Le voyage a également combiné plusieurs formes de déplacement : train au départ et au retour, vélo pour l'essentiel du parcours et TER entre Cercy-la-Tour et Nevers. Côté hébe
rgement, Une nuit au camping de Nevers (12 €) et une autre nuit en « abricyclo » au camping de Châtillon-sur-Loire (10€) et qui a constitué une expérience à part.
Je ne dispose pas ici du détail complet des dépenses, mais en dehors des arrêts sandwich dans des boulangeries ou pause café, ainsi que le restaurant le soir, le poste train reste le plus élevé.
Ce que l'on peut déjà retenir, en revanche, c'est qu'un séjour court peut offrir une vraie diversité d'expériences. En trois jours, le parcours associe découverte de villes, paysages fluviaux, canaux, chemins, effort physique et déplacements ferroviaires.
Le chiffre le plus parlant reste finalement celui des kilomètres : 280 km en trois jours, avec Orléans comme destination finale.
5. Ressources utiles et ce que je retiens de cette escapade
Pour organiser un itinéraire entre Nevers et Orléans, plusieurs types de ressources peuvent être utiles :
SNCF Connect — pour rechercher les trains entre Paris, Nevers et Orléans, ainsi que les possibilités de retour avec un vélo : https://www.sncf-connect.com/
La Loire à Vélo — pour préparer un itinéraire cyclable le long de la Loire et repérer les étapes, les cartes et les services : https://www.loireavelo.fr/
France Vélo Tourisme — pour trouver des itinéraires, des conseils et des informations pratiques sur les voyages à vélo : https://www.francevelotourisme.com/
Géoportail — pour examiner le terrain, les chemins et les variantes possibles : https://www.geoportail.gouv.fr/
Camping de Nevers : https://www.terracamps.com/camping-nature/camping-de-nevers
Camping de Chatillon sur Loire : https://camping.chatillon-sur-loire.com/
Office du tourisme de Nevers : https://www.nevers-tourisme.com/
Office du tourisme d'Orléans : https://www.tourisme-orleansmetropole.com/
La Loire à vélo : https://www.loireavelo.fr/
Avant le départ, il reste important de vérifier les informations à jour concernant les trains, les voies cyclables et les hébergements, notamment pendant les périodes de forte fréquentation.
Ce que je garderai de ces trois jours
Cette escapade avait un objectif simple : rejoindre Orléans à vélo en suivant autant que possible la Loire et les canaux. Elle aura finalement été marquée par une météo exigeante, de longues étapes, des revêtements parfois inattendus et plusieurs découvertes.
Je retiendrai la surprise du Picasso à Nevers, la pause café à Marseilles-lès-Aubigny, le passage rapide à Sancerre, les 99 kilomètres de la deuxième journée, la nuit en « abricyclo » à Châtillon-sur-Loire et cette portion de 15 kilomètres sans macadam près de Gien.
Et puis il y a l'arrivée à Orléans, ville que je ne connaissais pas encore, avec son canal à sec et l'animation de la journée des associations. Une conclusion agréable après trois jours bien remplis.
Tout n'a pas été facile. La chaleur a rendu les premiers kilomètres éprouvants, le vent de face n'a pas aidé et la Loire s'est parfois fait désirer le long de l'itinéraire. Mais ce sont aussi ces petits aléas qui donnent son caractère au voyage.
En trois jours, j'ai parcouru 280 kilomètres, découvert de nouveaux lieux et combiné le train et le vélo pour construire une escapade sans avoir besoin de partir très longtemps.
Une nouvelle petite aventure à vélo, tout simplement.
Et vous, avez-vous déjà parcouru une partie de la Loire à vélo ? Quelles étapes ou quels détours conseilleriez-vous entre Nevers et Orléans ?









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