2026 07+08 Un voyage en train jusqu’à l’Adriatique : 28 jours dans les Balkans, de la Slovénie aux îles croates

 


Un voyage qui commence sur scnf-connect

Du 18 juillet au 15 août 2026 — Un grand voyage en train, en bus et en bateau à travers la Slovénie, la Croatie et la Bosnie-Herzégovine, jusqu’aux eaux turquoise de l’Adriatique.

Introduction — Prendre le temps de rejoindre la mer

Le sac est prêt. Cette année, nous avons décidé de partir à la découverte des Balkans en privilégiant le train.

Au programme : Paris, Mulhouse, Bâle, Zurich, puis la Slovénie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine et enfin la côte croate, au bord de l’Adriatique.

Des trains rapides, des trains beaucoup moins rapides, des trains de nuit, des bus, des bateaux, des taxi-boats… et forcément quelques changements de programme en cours de route.

Notre objectif est simple : prendre le temps de voyager plutôt que simplement rejoindre les destinations.

Nous connaissons déjà certaines villes et quelques grands sites des Balkans. Cette fois, nous avons envie de découvrir d’autres régions, de retrouver les paysages alpins de Slovénie, de traverser la Croatie par ses lignes ferroviaires secondaires, de prendre le temps de visiter Sarajevo et Mostar, puis de rejoindre Dubrovnik et les îles croates.

Ce voyage sera aussi l’occasion de constater que voyager sans avion ne signifie pas forcément voyager exclusivement en train. Dans les Balkans, les réseaux ferroviaires ne permettent pas toujours de rejoindre facilement toutes les destinations. Il faut parfois compléter le parcours avec un bus, un bateau ou un taxi-boat.

Mais c’est justement ce qui fait le charme de cette aventure : le trajet devient une partie du voyage, les correspondances font partie du programme et les changements d’itinéraire ouvrent parfois la porte à de belles découvertes.

Voici le récit de ces quatre semaines et plus sur les rails, les routes et la mer, de Paris jusqu’aux îles de l’Adriatique.



1. Préparer un voyage dans les Balkans sans avion

Un itinéraire construit autour du train

Pour rejoindre les Balkans depuis Paris, nous avons choisi de passer par la Suisse avant de prendre un train de nuit vers la Slovénie.

Le parcours commence par Paris–Mulhouse–Bâle–Zurich. Nous profitons ensuite d'une correspondance assez longue à Zurich pour découvrir la ville avant de monter dans le train de nuit en direction de Zagreb, avec une descente prévue en Slovénie.

Ce choix permet de commencer le voyage sans prendre l’avion, mais il demande de bien réfléchir aux correspondances et aux horaires. Le train de nuit est une étape importante : il permet de parcourir une longue distance pendant que nous dormons, même si la nuit est courte.

Une fois en Slovénie, nous alternons trains régionaux, bus et marche à pied. Puis, à mesure que nous progressons vers la Croatie et la Bosnie-Herzégovine, les correspondances deviennent parfois plus complexes.

Le train reste notre fil conducteur, mais il ne peut pas tout faire. Pour rejoindre Sarajevo depuis la frontière croate, par exemple, nous devons terminer le trajet en bus. Plus tard, un autre bus nous conduira de Mostar à Dubrovnik.

Enfin, sur la côte croate, les bateaux reprennent une place centrale. Catamarans et taxi-boats deviennent les moyens les plus naturels pour passer d’une île à l’autre.

Un voyage qui change progressivement de rythme

L’itinéraire est construit en plusieurs grandes séquences :

  • La Slovénie alpine, autour des lacs de Bled et de Bohinj, puis vers Ljubljana, Celje et Maribor.

  • La Croatie intérieure, avec Ptuj en Slovénie, puis Varaždin, Osijek et les paysages agricoles de l’est du pays.

  • La Bosnie-Herzégovine, avec Sarajevo et Mostar, deux villes très différentes mais toutes deux profondément marquées par leur histoire.

  • La côte adriatique, avec Dubrovnik, puis les îles de Korčula et de Hvar, avant de rejoindre Split.

  • Le retour, en combinant bus et train de nuit via Zagreb et Zurich.

Nous ne cherchons pas à visiter le plus grand nombre de lieux possible en un minimum de temps. Nous voulons aussi pouvoir rester plusieurs jours au même endroit, profiter d’une baignade, nous perdre dans une vieille ville ou simplement prendre le temps de déjeuner sur un marché.

Laisser une place à l’imprévu

Notre voyage nous rappelle rapidement qu’un itinéraire ferroviaire n’est jamais totalement figé.

Un hébergement trop cher ou introuvable peut nous conduire à changer de ville. Une correspondance peut imposer une longue attente. Un passage de frontière peut prendre beaucoup plus de temps que prévu.

Et parfois, un changement de programme se révèle être une excellente décision.

Nous devions dormir à Ptuj, en Slovénie. Faute de trouver un logement satisfaisant, nous avons poursuivi notre route jusqu’à Varaždin, en Croatie. Résultat : une nouvelle ville découverte et une soirée inattendue au son du hard rock.

C’est aussi cela, le voyage lent : accepter de ne pas tout maîtriser et garder suffisamment de souplesse pour profiter des occasions qui se présentent.



2. Le récit du voyage : de Paris à l’Adriatique


Première partie — La Slovénie, entre lacs alpins et villes méconnues


Jour 1 — Samedi 18 juillet : Paris, Mulhouse, Bâle et Zurich

Itinéraire : Paris → Mulhouse → Bâle → Zurich

Le départ est donné !

Nous quittons Paris pour rejoindre Mulhouse, puis Bâle, en TGV Lyria au départ de la gare de Lyon.

Nous connaissons déjà ces deux villes. Plutôt que d’y refaire une visite, nous poursuivons notre route en train vers Zurich.

Ce n’est pas encore notre destination pour la nuit, mais nous avons cinq heures devant nous pour découvrir la ville et nous promener au bord du lac.

Nous commençons par grignoter dans un café de la gare, sous une œuvre monumentale de Niki de Saint Phalle : L’Ange protecteur. Cette sculpture colorée, suspendue dans le hall principal depuis novembre 1997, veille sur les voyageurs.

Puis nous partons nous dégourdir les jambes. Après les premiers trajets ferroviaires, cette pause est bienvenue.




 

En fin de journée, nous retournons à la gare. Nous avons réservé un train de nuit en direction de la Slovénie.

Nous montons dans une cabine de six couchettes, avec nos places en bas. Le train se dirige vers Zagreb, mais nous descendrons avant d’atteindre la capitale croate.

La nuit risque d’être courte.

Mais demain matin, nous serons en Slovénie.

Le voyage commence vraiment maintenant.


Jour 2 — Dimanche 19 juillet : arrivée en Slovénie et découverte de Bled

Itinéraire : arrivée à Bled-Lesce → Bled → Radovljica → Žirovnica

Au réveil, le décor a complètement changé.


Nous sommes en Slovénie. Nous descendons du train à la gare de Bled-Lesce, très tôt le matin. Un bus nous conduit au bord du lac en une quinzaine de minutes.

Et là, le célèbre lac de Bled apparaît enfin devant nous.

Après une nuit passée dans le train, nous découvrons cette petite ville touristique installée autour de son lac, avec ses montagnes en arrière-plan et son île au milieu de l’eau.







Nous prenons le temps de nous installer avant de partir explorer les environs.

Le tour du lac se fait assez rapidement. Nous observons l’île, son clocher et les petites embarcations qui sont devenues les images emblématiques de Bled.

Le paysage est superbe, mais il faut reconnaître que le lieu est très fréquenté. Nous ne sommes pas dans une zone sauvage : Bled est une destination touristique bien connue, et cela se voit.

L’après-midi, nous prenons le bus vers Radovljica. Le village est particulièrement agréable, même si un dimanche après-midi, l’ambiance reste calme.

Nous profitons de la vue sur la campagne et les collines environnantes avant de reprendre le train régional pour deux stations, soit une dizaine de minutes, afin de rejoindre notre hébergement à Žirovnica.

Première journée en Slovénie, première baignade à venir, et déjà cette impression d’avoir changé de monde en quelques heures de train.



Jour 3 — Lundi 20 juillet : prendre le temps autour du lac de Bled

Itinéraire : Bled et ses environs

Nous poursuivons notre découverte de la région de Bled.

Le lac reste évidemment incontournable, mais nous apprécions surtout de pouvoir le découvrir à pied, tranquillement, en prenant le temps de nous arrêter et de regarder les paysages.

Nous montons jusqu’au château qui domine le lac. Depuis les hauteurs, l’eau, les montagnes en arrière-plan et les petites embarcations composent un décor magnifique.






Le lieu est photogénique, mais il ne se résume pas à une carte postale. Le plaisir est aussi de pouvoir marcher au bord de l’eau, de s’installer un moment et de profiter de la lumière.

Nous profitons d’ailleurs du lac pour une première baignade.

Le voyage commence à trouver son rythme : un peu de train, beaucoup de marche, des découvertes et, lorsqu’il fait chaud, un bon bain !

En fin d’après-midi, nous reprenons le train depuis la gare de Bled Jezero pour rejoindre notre hébergement en passant par Jesenice.

Nous commençons à comprendre comment fonctionne le réseau local : les gares ne sont pas toujours au pied des sites touristiques et il faut souvent combiner train, bus et marche pour rejoindre les lieux que nous voulons découvrir.



Jour 4 — Mardi 21 juillet : Bohinj, une Slovénie plus sauvage

Itinéraire : Jesenice → Bohinjska Bistrica → lac de Bohinj

Nous reprenons le train vers Jesenice, puis changeons de direction pour rejoindre Bohinj, où nous souhaitons passer deux journées.

Nous descendons à Bohinjska Bistrica avant de prendre un bus d’une vingtaine de minutes pour nous rapprocher du lac.

Le changement de décor est immédiat.

C’est moins fréquenté, moins balisé par endroits, et nous avons le sentiment d’entrer dans un environnement plus sauvage. Nous ne sommes toutefois pas seuls : nous sommes à l’entrée d’un parc national, et de nombreux touristes slovènes et étrangers viennent eux aussi profiter de la région.








Nous consacrons la journée à une superbe randonnée autour du lac. Nous marchons au bord de l’eau, profitons des points de vue sur les Alpes juliennes et nous offrons une baignade au milieu des poissons.

Une partie de la rive n’est accessible qu’aux piétons, ce qui contribue à préserver une atmosphère plus tranquille.





En fin d’après-midi, nous devons cependant nous résoudre à quitter les abords du lac. Nous n’avons pas trouvé de logement à un prix abordable : certains hébergements sont complets, d’autres beaucoup trop chers.

Nous reprenons donc le bus vers Bohinjska Bistrica, puis faisons un petit trajet en train jusqu’à Podbrdo, en passant par un long tunnel sous la montagne.

Il nous reste ensuite une sacrée montée pour rejoindre notre hébergement.

La soirée se déroule dans la cuisine de notre hôte, en compagnie d’un Allemand et de son fils, ainsi que d’une jeune Française de Brest venue marcher quelques jours dans la région.

Ces rencontres improvisées sont l’un des plaisirs du voyage : autour d’un repas, chacun raconte son itinéraire et partage ses découvertes.



Jour 5 — Mercredi 22 juillet : les gorges de Mostnica et la rivière émeraude

Itinéraire : Podbrdo → Bohinjska Bistrica → Bohinj → Jesenice

Nous nous réveillons sur les hauteurs de Podbrdo, après une très bonne soirée passée avec notre hôte slovène Mattias et les autres voyageurs.



En descendant, nous voyons passer un train transportant quelques voitures dans le tunnel. Nous apprenons qu’il existe ce service pour éviter de longs détours par la route : les automobilistes restent dans leur véhicule pendant la traversée de la montagne.

Nous reprenons ensuite le train pour Bohinjska Bistrica et retournons à Bohinj, cette fois sous le soleil.













Au programme : les gorges de Mostnica, que nous découvrons avec Gwenaëlle et Victor, accompagnés de leurs deux filles. Pour ceux qui se demandent qui sont Gwenaëlle et Victor, ils partagent eux aussi leurs expériences sur le site Voyager en train, un média indépendant consacré aux voyages ferroviaires en France et en Europe.

La journée est magnifique.

Nous profitons des vues sur les Alpes juliennes, notamment depuis le dernier pont, avant de déjeuner localement.

Puis nous prenons un bateau électrique pour traverser le lac. Nous rejoignons ensuite la rivière Savica, dont l’eau émeraude est glaciale.

La baignade est vivifiante !

Après cette belle journée, nous repartons en bus puis en train pour rejoindre Jesenice, où nous passons la nuit.

Se déplacer autour de Bled et de Bohinj : le train ne suffit pas toujours

Cette première partie du voyage nous montre l’importance de combiner plusieurs moyens de transport.

Le réseau ferroviaire permet de rejoindre les principales gares de la région, mais les lacs, les départs de randonnée et certains hébergements sont parfois éloignés des voies ferrées.

Nous avons donc utilisé :

  • les trains régionaux entre les différentes gares ;

  • les bus pour rejoindre les lacs et certains points de départ ;

  • la marche à pied pour les visites et les randonnées ;

  • un bateau électrique pour traverser le lac de Bohinj.

Le réseau ferroviaire dessert plusieurs axes, notamment celui qui relie l’Autriche à Jesenice, Bled-Lesce, Ljubljana et Zagreb, ainsi que la ligne passant par Bled Jezero et Bohinj en direction de l’Italie.

Mais il faut bien distinguer la gare de Bled-Lesce, située à l’écart du lac, et celle de Bled Jezero, plus directement associée à la découverte des environs.

Pour préparer un séjour dans cette région, il est donc utile de regarder les gares, les bus et les distances à pied plutôt que de se contenter d’un itinéraire ferroviaire entre deux villes.

 

 

Voici quelques explications concernant les déplacements dans la région de Bled et Bohinj :  


En vert les lignes ferroviaires (en haut l'axe de L'autriche - Jesenice - Bled Lesce - Ljubjana - Zagreb) et en bas l'axe de Jesenice vers Bled Jezero, Bohinj, Podboro ... et au bout, l'italie.

En bleu très clair les 2 lacs 

En bleu plus sombre les liaisons en bus 



Jour 6 — Jeudi 23 juillet : Ljubljana, puis Celje

Itinéraire : Jesenice → Ljubljana → Celje

Après deux journées autour de Bohinj, nous quittons Jesenice et reprenons le train en direction de Ljubljana, la capitale slovène.

Nous connaissons déjà la ville, visitée quelques années auparavant. Nous ne cherchons donc pas à refaire l’intégralité du parcours touristique, mais profitons de quelques heures pour retrouver les lieux que nous aimons.

Nous nous promenons le long de la Ljubljanica, retrouvons les ponts, le marché aux fruits et légumes et les petites rues du centre historique.

Le château domine toujours la ville depuis sa colline.









Cette courte parenthèse est agréable. Nous retrouvons une ville familière avant de reprendre notre moyen de transport préféré.

Nous montons ensuite dans un nouveau train vers Celje, au nord-est de la Slovénie.

Le décor change progressivement. Nous quittons les paysages alpins de l’ouest pour découvrir une autre facette du pays.

Celje est la troisième ville de Slovénie, mais avec environ 40 000 habitants, l’expression reste toute relative !

Nous partons à pied découvrir le centre puis grimpons jusqu’au château, qui domine la ville.

Le château est en travaux, mais nous avons la chance d’être quasiment seuls. Depuis les remparts, la vue s’étend sur Celje et les collines environnantes.

Le soir nous dinons chez  LALU bistro d.o.o. qui diffuse quelques morceaux de musique française. Le serveur nous indique que le chef aime la musique !

Cette journée fait la transition entre deux régions : nous quittons peu à peu les Alpes juliennes pour découvrir la Slovénie intérieure.










Jour 7 — Vendredi 24 juillet : de Celje à Maribor, une belle surprise

Itinéraire : Celje → Maribor

Nous profitons encore un peu de Celje avant de reprendre le train : une promenade dans la ville, un passage par le marché local et quelques rencontres inattendues.

Au marché, les enceintes diffusent "Joe le taxi" de Vanessa Paradis ! Nous découvrons que les Slovènes semblent apprécier la variété française !

Mais il est temps de poursuivre notre route vers Maribor, deuxième ville de Slovénie.









Et nous sommes agréablement surpris : la ville mérite vraiment le détour.

Nous découvrons un centre largement piétonnier, organisé autour de petites places où il fait bon flâner. Au fil de notre promenade, nous visitons la synagogue, la cathédrale et ses beaux vitraux, puis le petit cloître de l’église franciscaine.

Nous poursuivons jusqu’au château de Maribor avant de prendre un peu de hauteur vers la Pyramide.

Depuis ce point de vue, la ville se dévoile autrement : les toits, la vallée de la Drave et les collines couvertes de vignes composent un joli panorama.










Car ici, le vin est partout.

Nous redescendons vers la ville et traversons les ponts qui enjambent la Drave, avant de rejoindre le quartier de Lent, le long de la rivière.

C’est l’un des endroits les plus animés de Maribor, avec ses terrasses, ses quais et ses promeneurs.

Et surtout, nous y découvrons une véritable curiosité : la plus vieille vigne du monde encore exploitée, qui continue à produire du raisin après plusieurs siècles.

Après les lacs et les montagnes de l’ouest slovène, nous découvrons une autre facette du pays : une ville vivante, traversée par la Drave et entourée de vignobles.



Jour 8 — Samedi 25 juillet : Ptuj, puis première entrée en Croatie

Itinéraire : Maribor → Ptuj → Ormož → Čakovec → Varaždin

Nous quittons Maribor avec une idée simple : rejoindre Ptuj, découvrir la ville et y dormir.

Enfin… c’était le programme.

Impossible de trouver un logement qui nous convienne à un prix raisonnable. Plutôt que de multiplier les recherches, nous décidons de modifier notre itinéraire.









Nous faisons tout de même étape à Ptuj, dont le nom reste assez difficile à prononcer pour nous, mais qui mérite largement la visite.

La vieille ville est pleine de charme : l’église Saint-Georges, la tour, l’ancien monastère, le château et les petites ruelles se succèdent au fil de notre promenade.

Et partout autour de nous, des vignes.

Ptuj est installée au bord de la Drave, au milieu d’un paysage viticole qui rappelle l’importance du vin dans cette partie orientale de la Slovénie.

La ville est agréable et nous croisons surtout des touristes slovènes. Nous avons presque l’impression d’être les visiteurs exotiques du jour !

Mais il faut maintenant reprendre le train.

Nous rejoignons d’abord Ormož. Dix minutes d’attente, puis notre correspondance arrive : un vieux train diesel.

Nous montons à bord et découvrons une autre manière de voyager.

Le train avance à vitesse d’escargot à travers la campagne. Mais finalement, c’est exactement pour cela que nous avons choisi ce voyage : prendre le temps de regarder le paysage plutôt que de chercher à aller le plus vite possible.

Nous arrivons à Čakovec, où nous attendons un nouveau train pour Varaždin.

Et nous voilà officiellement en Croatie !

Nous arrivons en soirée. Après cette journée passée dans les trains, l’ambiance est plutôt calme côté restaurants. Nous trouvons néanmoins de quoi dîner avant de tomber sur un petit concert dans un parc.

Changement d’ambiance : Damien retrouve le hard rock de son adolescence.

Comme quoi, même au milieu de notre périple ferroviaire dans les Balkans, les souvenirs musicaux ne sont jamais très loin !

Nous étions censés dormir à Ptuj. Nous voilà finalement en Croatie.

Encore une fois, le train a décidé d’une partie de la suite du voyage.





Deuxième partie — La Croatie intérieure, des villes paisibles aux paysages agricoles


Jour 9 — Dimanche 26 juillet : de Varaždin à Osijek

Itinéraire : Varaždin → Virovitica → Osijek

Nous consacrons une bonne partie de la journée à Varaždin avant de reprendre le train en fin d’après-midi.

La ville nous plaît toujours autant. Nous nous promenons dans les rues du centre, découvrons le château, le marché, les parcs et les petites places où les habitants prennent tranquillement leur limonade.

L’ambiance est paisible, presque estivale. Après notre arrivée la veille au soir et le concert dans le parc, nous prenons le temps de profiter de la ville avant de poursuivre notre route.












Mais en fin d’après-midi, il faut retourner à la gare.

Nous partons vers Osijek, à l’extrémité nord-est de la Croatie. Le trajet est assez long.

Notre train s’arrête notamment quelques minutes à Virovitica. Nous lui avons rapidement trouvé un nom : le TPV, pour « Train à Petite Vitesse » !

À première vue, pourtant, le matériel semble plutôt moderne. Mais nous sommes sur une ligne secondaire, et le rythme est… disons tranquille.

Finalement, ce n’est pas si mal. Nous avons tout le temps d’observer le paysage défiler par les fenêtres : de grandes étendues de champs, du maïs, des tournesols, des bois et des forêts.

Parfois, au bord de la voie, quelques lapins ou des biches nous rappellent que nous traversons une Croatie beaucoup plus rurale que celle des cartes postales de la côte.

Le train avance doucement, mais nous avançons toujours.

À 22 h 10, avec quatre minutes d’avance, nous arrivons finalement à Osijek.

Nous sommes désormais tout au nord-est de la Croatie, à proximité de la Hongrie et de la Serbie.

Nous avons traversé une bonne partie du pays dans la journée. Une nouvelle fois, le train nous a permis de découvrir bien plus que le simple trajet entre deux villes.



Jour 10 — Lundi 27 juillet : découvrir Osijek et les rives de la Drava

Itinéraire : Osijek

Nous consacrons cette journée à la découverte d’Osijek.

Nous commençons par le centre-ville et le marché, avant de rejoindre la cathédrale et les rues environnantes.

La ville est traversée par plusieurs lignes de tramway, ce qui lui donne une atmosphère assez différente des villes slovènes que nous avons découvertes jusqu’ici.













Après les paysages de Slovénie et notre traversée de la Croatie, nous prenons le temps de nous promener sans objectif particulier, simplement pour découvrir la ville.

L’après-midi, nous changeons d’ambiance en partant vers la vieille ville fortifiée.

Surprise : c’est presque une ville fantôme !

Quelques rues, quelques bâtiments, mais très peu de monde. Avec la chaleur, nous comprenons assez vite pourquoi les habitants semblent avoir déserté les lieux.

Alors, comme les Croates, nous cherchons nous aussi un peu de fraîcheur.

Direction Copacabana, sur les bords de la Drava. Ici, l’ambiance est complètement différente : les habitants viennent se rafraîchir, se baigner, jouer et profiter de la rivière.

Nous nous installons au bord de l’eau.

Mais le ciel décide finalement de participer à la journée.

Une mini-tornade surgit et surprend tout le monde. Quelques instants plus tôt, chacun profitait tranquillement de la Drava ; soudain, tout le monde regarde le ciel et se demande ce qui est en train de se passer.

Une journée bien remplie, entre marché, tramways, vieille ville, rivière et météo imprévisible.



Jour 11 — Mardi 28 juillet : le parc naturel de Kopački Rit

Itinéraire : Osijek → parc naturel de Kopački Rit → Osijek

Aujourd’hui, pas de train !

Nous restons à Osijek pour découvrir un peu mieux la région. Direction le parc naturel de Kopački Rit, une vaste zone de marécages située à la jonction du Danube et de la Drava, cette même Drava que nous suivons depuis Maribor.

À 10 heures, nous embarquons pour une promenade sur l’eau à la découverte de cette zone humide.

L’endroit est magnifique, sauvage et particulièrement propice à l’observation des oiseaux.

Enfin… particulièrement propice, peut-être, mais pas forcément au mois de juillet !

Nous espérions en voir beaucoup, mais la chaleur et la saison rendent le spectacle plutôt discret. On nous explique qu’il vaut mieux venir en mai ou en septembre pour avoir davantage de chances d’observer les oiseaux.

Qu’à cela ne tienne : la balade vaut quand même le déplacement.

Après plusieurs jours de villes, de trains et de déplacements, cela fait du bien de retrouver un environnement naturel.







Nous retournons ensuite à Osijek et poursuivons notre découverte de la ville.

Cette journée est plus tranquille, sans changement de train ni course pour attraper une correspondance. Juste une parenthèse nature avant de poursuivre notre route vers le sud.





Jour 12 — Mercredi 29 juillet : traverser la frontière pour rejoindre Sarajevo

Itinéraire : Osijek → Slavonski Brod → Bosanski Brod → Sarajevo

Nous nous réveillons une dernière fois à Osijek.

Avant de reprendre la route, nous faisons un nouveau tour dans la ville. Le pont illuminé, la pleine lune qui éclaire la vieille ville et les dernières traces visibles de la guerre de 1991 nous rappellent l’histoire récente de cette région.

Nous repassons également par le marché, beaucoup plus animé que lors de notre passage du lundi.







Mais aujourd’hui, nous quittons Osijek.

Dans l’après-midi, nous prenons le train en direction de Slavonski Brod, près de la frontière avec la Bosnie-Herzégovine.

Le trajet nous rapproche progressivement de notre prochaine étape : Sarajevo.

À Slavonski Brod, nous quittons le train pour prendre le bus et traversons la frontière. Nous voilà à Bosanski Brod, en Bosnie-Herzégovine.

Et nous découvrons que les passages de frontières vont devenir une aventure à part entière.

Contrôles, attente, passeports, changements de véhicules : tout prend du temps et demande un peu de patience.

Nous devons ensuite prendre un bus pour rejoindre Sarajevo.

Le voyage continue donc, mais nous changeons aussi de pays, de réseau ferroviaire et de mode de transport.

Après la Slovénie puis la Croatie, nous entrons en Bosnie-Herzégovine.

Il est tard, très tard même. Après cette longue journée de train, de bus et de passage de frontière, nous arrivons finalement à Sarajevo vers minuit.

Une arrivée nocturne qui marque une étape importante : nous sommes désormais au cœur de la Bosnie-Herzégovine.

Et quelque chose nous dit que la suite du voyage ne sera pas tout à fait comme les précédentes…



Troisième partie — La Bosnie-Herzégovine, entre mémoire et paysages


Jour 13 — Jeudi 30 juillet : Sarajevo, une ville aux multiples visages

Itinéraire : découverte de Sarajevo

Après notre arrivée vers minuit, nous découvrons enfin Sarajevo en pleine journée.

Dès les premiers pas, ce qui frappe, c’est le mélange des cultures et des religions. Musulmans, catholiques et juifs se côtoient ici depuis des siècles. Les quartiers changent rapidement : certaines rues sont très animées, d’autres beaucoup plus tranquilles.

Les mosquées semblent être à chaque coin de rue. Puis apparaissent une église, une cathédrale, une synagogue… Sarajevo est une ville où l’on passe en quelques minutes d’un univers à un autre.
















Nous découvrons le vieux bazar, ses petites rues et ses boutiques, avec quelques pauses gourmandes : böreks, café turc, glaces…

Nous faisons également un tour au marché, avec ses étals de viandes séchées et de fromages. Une autre manière de découvrir la ville et ses traditions.

Mais au fil de nos promenades, une autre réalité apparaît.

Le pont Latin rappelle un événement qui a changé l’histoire de l’Europe : c’est à proximité que l’archiduc François-Ferdinand et son épouse Sophie ont été assassinés en 1914.

L’histoire que nous rencontrons ici est aussi beaucoup plus récente et beaucoup plus présente.

Dans les rues, les impacts de balles sur les façades, les monuments, les musées et les traces laissées par la guerre nous rappellent le siège de Sarajevo et la guerre de Bosnie-Herzégovine, entre 1992 et 1995.

Par endroits, des marques au sol rappellent les victimes.

Difficile de ne pas penser aux habitants, et notamment aux enfants, pris dans cette guerre si récente.

Sarajevo est donc une ville à deux visages : une ville vivante, accueillante, pleine de cafés et de petites rues animées, mais aussi une ville qui porte encore très visiblement les cicatrices de son passé.

En fin de journée, nous montons au Bastion jaune pour admirer Sarajevo au coucher du soleil.

Pour y arriver, nous traversons un cimetière. Une fois encore, la guerre nous rattrape.













Arrivés au sommet, nous découvrons que ce n’est pas un, mais trois cimetières qui s’étendent sur les collines face à nous.

Puis le soleil disparaît derrière les montagnes.

Et soudain, des applaudissements retentissent.

Ce n’est pas un spectacle organisé. C’est simplement un moment de partage entre les touristes présents et les nombreux habitants venus eux aussi admirer leur ville au coucher du soleil.

Un moment simple, mais particulièrement émouvant.

Nous redescendons ensuite dîner à proximité de la cathédrale.

Sarajevo nous aura beaucoup marqués aujourd’hui.



Jour 14 — Vendredi 31 juillet : Sarajevo, de Trebević à Mostar

Itinéraire : Sarajevo → Trebević → Sarajevo → Mostar

Nous profitons encore de notre matinée à Sarajevo avant de poursuivre notre voyage.

Petit passage par le marché central de fruits et légumes, puis nous prenons de la hauteur.

Direction Trebević, que nous rejoignons en téléphérique.

Les hauteurs de Sarajevo offrent de nombreuses possibilités de randonnée. Nous choisissons de suivre l’ancienne piste de bobsleigh, construite pour les Jeux olympiques d’hiver de 1984.
















Drôle d’endroit pour une promenade : les anciennes installations olympiques sont aujourd’hui en partie recouvertes de végétation et de magnifiques graffitis.

Nous longeons la piste en imaginant difficilement les compétitions qui ont pu se dérouler ici il y a plus de quarante ans.

Puis, au détour du chemin, nous arrivons devant un bunker dévasté.

Une nouvelle fois, la guerre s’invite dans notre journée.

Difficile de l’oublier à Sarajevo : après avoir découvert les traces du conflit dans les rues, nous les retrouvons ici, sur les hauteurs.

Mais depuis Trebević, nous avons aussi de fantastiques points de vue sur la ville. Sarajevo s’étend dans la vallée, entourée par les collines.

Une belle manière de prendre un peu de recul avant de la quitter.

Nous redescendons en ville pour un dernier tour dans les rues que nous avons parcourues ces derniers jours.

Et puisque nous sommes en Bosnie, impossible de partir sans un dernier börek et quelques baklavas !

Puis il est temps de rejoindre la gare.

La gare est triste, les trains qui y stationnent paraissent délabrés… jusqu’à l’arrivée du Talgo.










Nous quittons Sarajevo pour Mostar.

Le paysage change progressivement et, avec lui, la température.

Lorsque nous arrivons à Mostar, il fait 39 °C.

Il fait très, très chaud.

Mais nous découvrons la ville de nuit, et la chaleur n’empêche visiblement personne de profiter de la soirée.

Le célèbre Stari Most, le vieux pont de Mostar, est illuminé. Une de ses tours sert de point de départ pour une compétition de sauts prévue le week-end.








Dans les rues, on chante, on danse, les terrasses sont animées.

Après Sarajevo, son histoire douloureuse et ses collines, nous découvrons un tout autre visage de la Bosnie.

Mostar vit la nuit.



Jour 15 — Samedi 1er août : Mostar, entre plongeons et mémoire de la guerre

Itinéraire : Mostar

Nous commençons la journée par un Mostar encore endormi.

Avant même le petit-déjeuner, nous partons faire quelques photos. Les rues sont presque désertes et la lumière du matin donne à la vieille ville une toute autre atmosphère que celle découverte hier soir.

Puis direction le marché aux fruits. C’est une façon bien agréable de commencer la journée, au milieu des couleurs et des étals.

Mostar est aussi une ville où les murs racontent beaucoup de choses. Nous découvrons de nombreux murs peints et des œuvres de street art au fil de nos déambulations.

















Mais l’événement du jour est évidemment le concours de plongeons depuis le Stari Most, le célèbre vieux pont.

L’après-midi, place à la compétition, d’abord féminine puis masculine.

C’est impressionnant ! Les plongeurs s’élancent du haut du pont pour rejoindre la Neretva, sous les encouragements d’une foule particulièrement enthousiaste.

L’ambiance est magnifique et nous profitons pleinement du spectacle.
















Et pourtant, avec les 41 °C affichés aujourd’hui, une question nous vient forcément à l’esprit : comment peuvent-ils se jeter dans cette eau ?

La Neretva est réputée pour être glaciale. Même avec près de 40 °C dehors, l’eau reste très froide. Autant dire que le plongeon ne doit pas seulement demander du courage au moment de sauter, mais aussi au moment d’entrer dans l’eau !

Après la compétition, nous découvrons un autre pont, beaucoup plus modeste mais assez étonnant : le Pont tordu, une petite curiosité de Mostar, à l’ombre du grand Stari Most.

Nous terminons la journée par le musée des photos de la guerre de Mostar.

La visite est beaucoup plus difficile.

Les photos témoignent des combats qui ont opposé Croates et Bosniaques à Mostar, alors qu’ils avaient pourtant été alliés au début de la guerre contre les forces serbes.

Encore une fois, à Mostar, il suffit de quelques pas pour passer d’une ville touristique pleine de vie à une histoire beaucoup plus récente et beaucoup plus douloureuse.

Après Sarajevo, nous retrouvons ici les traces très concrètes de cette guerre qui a marqué la Bosnie-Herzégovine.

Mostar nous aura donc offert deux visages : celui d’une ville festive, animée par les plongeons et les touristes, et celui d’une ville qui n’a pas complètement effacé les cicatrices de son passé.



Quatrième partie — Dubrovnik et la côte croate


Jour 16 — Dimanche 2 août : de Mostar à Dubrovnik, enfin l’Adriatique !

Itinéraire : Mostar → Dubrovnik, en bus

Aujourd’hui, nous quittons Mostar pour rejoindre Dubrovnik, en Croatie.

Nous prenons le bus. Et le trajet va finalement être un peu plus mouvementé que prévu.

La route est étroite et le bus se faufile à travers les montagnes. Les paysages sont magnifiques. Au fil des kilomètres, nous nous rapprochons de l’Adriatique.

Enfin… pas si vite !

Un accident sur la route nous oblige à faire un détour et nous prenons du retard. À cela s’ajoute le passage de la frontière entre la Bosnie-Herzégovine et la Croatie. Les contrôles sont assez longs et le bus doit patienter.

Après plusieurs heures de route, de détours et de contrôles, nous apercevons enfin la mer au loin.

Cette fois, ça y est : nous arrivons sur la côte croate.









Dubrovnik apparaît enfin.

Nous posons nos affaires et, avec 32 °C, une seule chose nous vient à l’esprit : aller nous baigner !

Premier bain dans l’Adriatique.

Après les montagnes de Slovénie, les rivières glaciales de Bosnie et tous ces kilomètres parcourus en train et en bus, nous voilà enfin au bord de la mer.

Et ça fait du bien !



Jour 17 — Lundi 3 août : Dubrovnik, la perle de l’Adriatique

Itinéraire : vieille ville et remparts de Dubrovnik

Aujourd’hui, nous consacrons la journée à la découverte de Dubrovnik.

Nous commençons par le tour des remparts. C’est là que nous comprenons vraiment pourquoi la ville est surnommée la « perle de l’Adriatique ».

Depuis les remparts, la ville se découvre sous tous les angles : la mer d’un côté, les fortifications, les ruelles de la vieille ville et surtout ces fameux toits orange qui donnent à Dubrovnik son aspect si particulier.

Il fait chaud, très chaud, et la balade sur les remparts n’arrange pas les choses !


























Alors, comme la veille, nous avons rapidement une idée : un petit bain pour nous rafraîchir et reprendre quelques forces.

Une fois refroidis, nous repartons à la découverte de la ville.

Ruelles, petites places, escaliers… Dubrovnik se mérite aussi à pied. Nous continuons à crapahuter dans la vieille ville, en prenant le temps de regarder, de nous perdre un peu et de profiter de l’ambiance.

Et nous poursuivons ainsi jusqu’au coucher du soleil.

Une journée bien remplie, entre vieilles pierres, mer et baignades.

Dubrovnik porte décidément bien son surnom de perle de l’Adriatique.


Jour 18 — Mardi 4 août : Babin Kuk, Dubrovnik côté nature

Itinéraire : Babin Kuk et les sentiers côtiers

Aujourd’hui, nous quittons un peu la vieille ville de Dubrovnik pour découvrir Babin Kuk.

Nous partons pour une randonnée qui nous permet de découvrir une autre facette de la ville. Ici, pas de remparts ni de ruelles bondées, mais des chemins qui longent la côte et offrent de magnifiques vues plongeantes sur les criques aux eaux cristallines.














Avec encore 32 °C, la randonnée est vite sportive !

Heureusement, nous sommes en Croatie et la solution est toute trouvée : régulièrement, nous profitons d’un petit bain pour nous rafraîchir.

Une crique, un plongeon, quelques minutes dans l’eau… et nous voilà repartis.

Après cette journée de marche et de baignade, nous terminons la soirée autour d’un dîner au Fish Bar El Pulpo.

Et comme son nom le laisse deviner, ce soir, nous goûtons au poulpe !

Une journée très méditerranéenne : de la marche, des criques, de l’eau turquoise et un bon repas de poisson pour terminer.



Jour 19 — Mercredi 5 août : dernière journée à Dubrovnik

Itinéraire : vieille ville, monastère des Franciscains et coucher de soleil

Dernière journée à Dubrovnik. Pas question de partir sans profiter encore un peu de la ville !

Nous commençons par le magnifique cloître du monastère des Franciscains, puis poursuivons avec le musée de l’ethnologie et la maison d’un célèbre écrivain croate.

Après toutes ces visites, il est temps de penser à l’essentiel : le déjeuner !



























Nous nous installons sur le port pour déguster un börek, avant de profiter de quelques petits bains au bout du port.

À Dubrovnik, même une simple balade en ville finit toujours par se transformer en occasion de se baigner.

En fin de journée, nous remontons vers le fort pour assister au coucher du soleil.

La lumière change, les pierres de Dubrovnik prennent de nouvelles couleurs et la ville devient encore plus belle.

Puis retour dans la vieille ville pour dîner.

Comme c’est notre dernière soirée ici, nous faisons une dernière balade dans les rues. Les monuments sont maintenant illuminés, les terrasses sont animées et l’ambiance est différente de celle de la journée.

Nous profitons une dernière fois de Dubrovnik, de ses ruelles, de ses pierres blanches et de son atmosphère méditerranéenne.

Demain, nous reprenons la route.

Dubrovnik, c’est fini… mais le voyage continue !



Cinquième partie — Les îles croates, au rythme des bateaux et des baignades


Jour 20 — Jeudi 6 août : Dubrovnik → Korčula, avec un dauphin en invité surprise

Itinéraire : Dubrovnik → île de Korčula, en catamaran

Derniers clichés de Dubrovnik avant de quitter la ville.









Aujourd’hui, changement de moyen de transport. Après les trains, les bus et les frontières, nous prenons le catamaran en direction de l’île de Korčula.

Il fait très chaud. Finalement, prendre la mer tombe plutôt bien !

Nous quittons Dubrovnik et regardons peu à peu la côte s’éloigner. Les paysages sont magnifiques, les îles se succèdent et nous voilà définitivement dans l’ambiance de l’Adriatique.

Après environ deux heures et demie de navigation, nous arrivons sur l’île de Korčula.

Et pour nous souhaiter la bienvenue, un invité surprise nous accompagne à l’arrivée : un dauphin !









Nous voilà sur une nouvelle île, avec une nouvelle étape du voyage qui commence.

Et avec 38 °C, la direction est toute trouvée : la mer !



Jour 21 — Vendredi 7 août : Korčula, entre vieilles pierres et water-polo

Itinéraire : Korčula

Aujourd’hui, nous partons à la découverte de Korčula.

Avec 32 °C, nous commençons naturellement par un petit tour à la plage de Banje.

La vue est superbe : devant nous, le fort de Korčula et le port ; au loin, de l’autre côté de l’Adriatique, le continent et la ville d’Orebić.























Puis nous partons explorer la ville.

Petites ruelles, vieilles pierres, passages étroits… Korčula est vraiment agréable à parcourir à pied. Nous prenons le temps de flâner et de profiter de l’ambiance de cette petite ville insulaire.

Mais l’après-midi, changement de programme : place au water-polo !

Un concours est organisé et nous décidons rapidement de soutenir l’équipe bleue.

L’équipe défile dans la ville avant la compétition et met déjà une sacrée ambiance. À la mi-temps, elle met carrément le feu !

Nous voilà supporters d’une équipe dont nous ne connaissons probablement pas grand-chose… mais qu’importe : l’ambiance nous a convaincus.

Entre plage, découverte de la ville et water-polo, cette journée nous plonge un peu plus dans la vie de l’île.

Et avec cette chaleur, nous ne sommes jamais très loin de la mer.



Jour 22 — Samedi 8 août : d’île en île autour de Korčula

Itinéraire : Korčula → Badija → Vrnik

Aujourd’hui, changement de programme : nous abandonnons un peu les rues de Korčula pour prendre un taxi-boat et partir à la découverte des petites îles qui entourent l’île principale.

Une journée en mer, à passer d’une plage à une autre, avec pour seul objectif de profiter de l’eau et de la chaleur.

Première étape : Badija, une petite île située au large de Korčula. Puis nous poursuivons vers Vrnik, une autre île de l’archipel.

Ici, pas vraiment besoin de chercher quoi faire. On descend du bateau, on trouve une plage, on se baigne, puis on reprend le bateau pour aller voir ailleurs.

Et finalement, je ne retiens presque qu’une seule chose de cette journée : le camaïeu de bleu.

Le bleu du ciel, celui de la mer, les criques turquoise, les profondeurs plus foncées autour des îles…

Avec 34 à 36 °C, difficile d’imaginer meilleure façon de passer la journée.





















Après toutes ces journées à marcher, à prendre le train, le bus ou le catamaran, nous voilà à notre tour à naviguer d’île en île.

Une journée toute simple, mais qui restera probablement parmi les plus belles images de notre passage sur Korčula.



Jour 23 — Dimanche 9 août : traverser Korčula jusqu’à Vela Luka

Itinéraire : Korčula → Vela Luka, en bus

Aujourd’hui, nous prenons le bus pour traverser l’île de Korčula et rejoindre Vela Luka, à l’autre bout de l’île.

La traversée nous permet de découvrir encore un autre visage de Korčula.

Après les petites criques et les îles des jours précédents, nous arrivons dans une station balnéaire beaucoup plus calme.

Vela Luka est très agréable. Il y a beaucoup de touristes, mais surtout des touristes croates. L’ambiance est bien différente de celle de Korčula : plus tranquille, moins internationale et finalement assez reposante.

Avec 36 °C, nous ne cherchons pas bien longtemps ce que nous allons faire de notre après-midi : direction la plage !
















Après quelques heures à profiter de la mer, nous décidons de rentrer tranquillement à pied.

Enfin… une partie du chemin à pied !

Pour terminer le trajet, nous reprenons finalement un taxi-boat. Après le bus du matin, c’est une façon plutôt sympathique de terminer notre journée de déplacement sur l’île.

Et le soir, nous avons une très bonne surprise : nous dînons au Mirakul, chez la propriétaire de notre gîte, qui tient également le restaurant.

Une excellente adresse pour terminer cette journée.

Encore une journée bien différente des précédentes : un bus pour traverser l’île, une plage, un taxi-boat et un très bon dîner.

Le voyage continue, toujours au rythme de l’île.

 

 

Jour 24 — Lundi 10 août : encore quelques plages autour de Vela Luka

Itinéraire : Vela Luka et les criques environnantes

Nous continuons notre séjour à Vela Luka.

Après avoir découvert la ville et profité de la plage la veille, nous décidons aujourd’hui de partir à la découverte de nouvelles plages autour de la station.

Avec 36 °C, la journée est évidemment placée sous le signe de la mer !




Nous partons explorer les environs, à la recherche de petits coins où nous baigner et profiter encore un peu des eaux de l’Adriatique.

Les paysages sont magnifiques : criques, rochers, eau turquoise… Chaque nouvelle plage offre un décor différent.

Et avec cette chaleur, il n’en faut finalement pas beaucoup plus pour être heureux : un peu de soleil, une belle plage et quelques baignades.

Nous profitons tranquillement de cette nouvelle journée à Vela Luka, loin du rythme des déplacements des semaines précédentes.

Après les trains, les bus, les bateaux et les changements de programme, cette étape sur Korčula nous permet de ralentir un peu.

Une journée consacrée presque entièrement à la mer et à la découverte de nouvelles plages.

 

 

Jour 25 — Mardi 11 août : de Korčula à Hvar

Itinéraire : Vela Luka → île de Hvar, en catamaran

Réveil très tôt ce matin !

Nous devons prendre le catamaran pour Hvar, et il n’y en a qu’un dans la journée. Pas question de le rater.

Nous quittons Vela Luka encore endormie et embarquons pour cette nouvelle étape du voyage.

Le trajet en bateau nous permet de profiter une dernière fois des paysages de Korčula avant de rejoindre l’île de Hvar.




















Nous arrivons assez tôt sur l’île. Et avec 30 °C, nous n’avons pas besoin de beaucoup réfléchir à la manière de commencer la journée : direction la mer !

Avant même de partir à la découverte de la ville de Hvar, nous profitons donc des premières heures sur l’île pour nous baigner et découvrir les environs.

Après plusieurs jours à Korčula, nous voilà sur une nouvelle île de l’Adriatique.

Notre voyage prend maintenant un rythme différent de celui des premières semaines : moins de trains, davantage de bateaux, de plages et de baignades.

Mais il nous reste encore beaucoup à découvrir de Hvar.

La journée ne fait que commencer.

 

 

Jour 26 — Mercredi 12 août : les plages de Hvar, un festival de couleurs

Itinéraire : Hvar → Pokojni Dol → plage de Robinson → Mekicevica

Après notre arrivée très matinale la veille, nous consacrons cette journée à la découverte des plages et des petits coins de nature autour de la ville de Hvar.

Il fait 38 °C. Autant dire que la mer sera encore une fois notre meilleure alliée !

Nous commençons par Pokojni Dol, une plage qui va rapidement devenir l’un de mes coups de cœur.

L’eau est absolument incroyable, d’un bleu turquoise ou d’un vert émeraude selon l’orientation. Deux excellents bains pour bien commencer la journée.

Nous poursuivons ensuite vers la plage de Robinson. Damien, lui, ne tarde pas à se faire un ami !

Nous profitons du calme pour pique-niquer et faire quelques mots fléchés.













Puis direction Mekicevica, une jolie plage de galets blancs. Là encore, l’eau est extraordinaire, presque irréelle.

Mais avec cette chaleur, Damien cherche surtout… l’ombre !

Nous retournons finalement à Pokojni Dol pour un dernier bain. Au programme : beau plongeon et même une petite séance d’aquagym avant de reprendre la route vers Hvar par le chemin côtier.

Une journée bien remplie entre randonnées, plages et baignades.

Les paysages et les eaux sont à couper le souffle, avec encore une fois cette impression que les journées sur les îles passent beaucoup trop vite.

 

 

Jour 27 — Jeudi 13 août : une dernière journée sur les îles croates

Itinéraire : Hvar → Mlini Zdrilca, en taxi-boat

Dernière journée sur les îles croates, et nous profitons encore une fois de la mer.

Direction Mlini Zdrilca, une plage située à seulement une dizaine de minutes en taxi-boat de Hvar.

Je vous laisse découvrir !














Pour cette dernière journée sur les îles, pas de programme compliqué : juste la mer, les bains et les mots fléchés.

Avec 36 °C, difficile d’imaginer mieux.

Une dernière belle parenthèse avant de quitter les îles croates et de poursuivre notre voyage.



Jour 28 — Vendredi 14 août : de Hvar à Split

Itinéraire : Hvar → Split, en catamaran

Nous quittons Hvar pour rejoindre Split en catamaran.

Après plusieurs jours passés sur les îles, nous retrouvons le continent et une nouvelle ambiance.

Avec 34 °C, nous commençons par découvrir la vieille ville de Split, construite à l’intérieur même de l’ancien palais de Dioclétien.

Les rues, les places et les bâtiments s’enchaînent au milieu des vestiges du palais, donnant à la ville un caractère vraiment particulier.

Nous déambulons dans la vieille ville, entre les pierres anciennes, les petites ruelles et les nombreux visiteurs.

Après les plages et les baignades des derniers jours, le changement de décor est complet !













Nous consacrons la journée à la découverte de Split avant de préparer le retour.

Le voyage sur la côte croate touche à sa fin. Mais il reste encore une dernière étape : rejoindre Paris sans avion.

 

 

Sixième partie — Le retour vers Paris


Le retour : de Split à Zagreb, puis le train de nuit vers Zurich

Après avoir découvert Split, nous préparons le trajet du retour.

Le programme consiste à prendre un bus rapide pour Zagreb, puis à retrouver le train de nuit vers Zurich, dans l’autre sens, avant de rentrer à Paris.

Après quatre semaines à alterner les trains, les bus et les bateaux, nous retrouvons une dernière fois les longues distances ferroviaires.

Le retour fait partie du voyage au même titre que l’aller. Il faut quitter la côte, rejoindre Zagreb, retrouver le réseau ferroviaire international et enchaîner les correspondances.

Nous rentrons avec des souvenirs très différents : les lacs alpins de Slovénie, les trains lents de la Croatie intérieure, les ruelles de Sarajevo, les plongeons de Mostar, les remparts de Dubrovnik et les criques de Korčula et Hvar.

Le voyage s’achève, mais les images restent.




3. Transports et conseils pratiques pour préparer un voyage dans les Balkans

Le train : la colonne vertébrale du voyage

Le train nous a permis de relier les grandes étapes de notre itinéraire, de parcourir la Slovénie et la Croatie intérieure et de découvrir les paysages au fil des lignes ferroviaires.

Les trains rapides côtoient des lignes régionales beaucoup plus lentes, qui traversent les campagnes et desservent des villes moins connues. Ces trajets demandent parfois davantage de temps que prévu, mais ils font aussi partie de l'expérience du voyage.

Pour préparer un itinéraire similaire, mieux vaut raisonner en étapes successives et vérifier les horaires, les correspondances et la fréquence des trains pour chaque journée. La distance entre deux villes ne suffit pas à estimer la durée réelle du déplacement.

Les bus : indispensables pour compléter le réseau

Le train ne dessert pas toutes les destinations que nous souhaitions découvrir. Nous avons donc utilisé des bus pour rejoindre les environs de Bled et de Bohinj, atteindre Sarajevo depuis la frontière bosnienne et relier Mostar à Dubrovnik.

Cette complémentarité est essentielle pour voyager dans les Balkans sans avion. Il faut intégrer les trajets en bus dès la préparation de l'itinéraire, en vérifiant les horaires, les lieux de départ et d'arrivée ainsi que les éventuelles formalités aux frontières.

Lorsqu'un trajet combine plusieurs opérateurs ou un passage de frontière, mieux vaut prévoir une marge suffisante plutôt que de compter sur une correspondance trop serrée.

Les bateaux : une autre façon de découvrir la côte croate

Sur la côte adriatique, les catamarans et les taxi-boats deviennent des moyens de transport à part entière. Ils nous ont permis de rejoindre les îles et de découvrir des criques et des plages parfois difficiles d'accès autrement.

Nous avons notamment navigué entre Dubrovnik, Korčula, Vela Luka et Hvar, avant de revenir sur le continent à Split.

Les liaisons maritimes imposent toutefois leur propre rythme. Selon les destinations, les départs peuvent être peu fréquents et conditionner l'organisation de toute une journée. Il est donc préférable de vérifier les horaires avant de réserver les hébergements et de prévoir suffisamment de temps sur les îles, plutôt que de multiplier les changements.

La marche : prendre le temps de découvrir les villes

Dans la plupart des villes visitées, nous avons privilégié la marche pour explorer les ruelles, les marchés, les places, les quais et les quartiers moins fréquentés.

C'est une manière simple de découvrir la vie locale et de ralentir après les longues journées de transport. Les villes moins célèbres, comme Celje, Maribor, Varaždin ou Osijek, méritent également une place dans l'itinéraire : elles permettent de découvrir d'autres facettes des pays traversés, loin des seuls sites les plus connus.

Prévoir un itinéraire souple, surtout en été

Notre expérience nous a appris qu'il est utile de préparer les grandes étapes et les principales liaisons, tout en conservant une certaine liberté. Une correspondance compliquée, un hébergement trop cher ou une modification d'horaire peuvent obliger à revoir le programme.

En haute saison, mieux vaut anticiper les logements dans les régions très touristiques, notamment autour de Bohinj et sur les îles croates. À Ptuj, faute de trouver un hébergement qui nous convenait à un prix raisonnable, nous avons finalement poursuivi notre route jusqu'à Varaždin.

Il faut également adapter les journées aux conditions météorologiques. En juillet et en août, les fortes chaleurs rendent certaines visites plus difficiles, particulièrement dans les villes intérieures. Nous avons apprécié d'alterner les promenades matinales, les pauses et les baignades.

Enfin, il est préférable de ne pas chercher à tout voir. Prévoir plusieurs jours dans une même région permet de profiter davantage des lieux, de découvrir les environs et de laisser une place aux rencontres et aux imprévus.

Un voyage dans les Balkans sans avion demande donc un peu d'organisation, mais surtout de la souplesse. Le train constitue une excellente base, à condition de l'associer aux bus, aux bateaux et à la marche lorsque cela s'avère nécessaire. C'est cette combinaison qui nous a permis de relier des paysages, des villes et des régions très différentes au cours de ces quatre semaines.



4. Le budget : combien coûte un voyage de quatre semaines dans les Balkans ?

Partis de Paris le 18 juillet pour rentrer le 15 août 2026, nous avons passé près de quatre semaines à parcourir les Balkans, de la Slovénie à la côte adriatique croate, en traversant également la Croatie intérieure et la Bosnie-Herzégovine.

Un tel voyage mobilise des moyens de transport variés : trains internationaux et régionaux, train de nuit, bus pour rejoindre certaines destinations, catamarans et taxi-boats pour découvrir les îles. À cela s'ajoutent les hébergements, les repas, les visites et les activités.

Le récit de notre séjour ne comporte malheureusement pas de relevé exhaustif de nos dépenses. Il serait donc trompeur d'annoncer un budget global ou un coût moyen par jour sans disposer des montants réellement payés.

Le budget dépend notamment de la période du voyage, du type d'hébergement choisi et du moment où les réservations sont effectuées. En juillet et en août, la fréquentation touristique peut rendre certains logements difficiles à trouver à un prix abordable, particulièrement autour du lac de Bohinj et sur les îles croates. Nous en avons fait l'expérience à Ptuj, où l'absence d'hébergement correspondant à nos attentes nous a conduits à poursuivre notre route jusqu'à Varaždin.

Les transports représentent un autre poste important. Il faut tenir compte des billets de train, des éventuels suppléments pour les trains de nuit, des trajets en bus lorsque le réseau ferroviaire ne permet pas de rejoindre directement une destination, ainsi que des traversées maritimes vers les îles. Les repas, les boissons, les visites et les dépenses imprévues complètent le budget.

Ce voyage illustre aussi l'intérêt de ne pas considérer le train comme l'unique solution de déplacement. Pour rejoindre Sarajevo depuis la frontière croate, atteindre Dubrovnik depuis Mostar ou explorer les îles de l'Adriatique, les bus et les bateaux ont été indispensables. Cette combinaison permet de construire un itinéraire plus riche, à condition d'anticiper les correspondances et de conserver une certaine souplesse.

Pour établir le coût réel de ces quatre semaines, il faudrait reprendre les dépenses effectivement engagées, en distinguant les transports, les hébergements, l'alimentation et les visites. Nous pourrions alors calculer le budget total, le coût par personne et la dépense moyenne quotidienne. La distance totale parcourue pourrait également être calculée à partir des différents trajets.

En attendant, ce récit permet surtout de mesurer la diversité des déplacements nécessaires pour découvrir les Balkans sans avion et de rappeler qu'un tel voyage se prépare autant en fonction des liaisons disponibles que des destinations que l'on souhaite visiter.



5. Les ressources utiles pour préparer le voyage

Pour les trains et les transports internationaux

Les horaires, les réservations, les correspondances et les conditions de transport peuvent évoluer. Il est donc important de vérifier chaque trajet auprès des opérateurs au moment de préparer le voyage.

Pour les visites et les découvertes

  • Voyager en train — récits et conseils pour voyager en train en France et en Europe.

  • et de nombreux sites et blogs avec des récits de voyages.

Les liaisons maritimes vers les îles croates doivent également être vérifiées en fonction de la saison et des ports de départ. Le récit ne fournit pas les horaires ou les tarifs précis des catamarans et des taxi-boats utilisés.



6. Ce que nous garderons de ce voyage

En quatre semaines, nous sommes passés des lacs et des montagnes de Slovénie aux campagnes croates, puis aux montagnes de Bosnie-Herzégovine et aux eaux turquoise de l’Adriatique. Un voyage riche en contrastes, en découvertes et en souvenirs.

Nous avons traversé des paysages très différents, découvert des villes chargées d’histoire, flâné dans des marchés et des ruelles, partagé des moments avec d’autres voyageurs et profité des plages et des criques de la côte croate. Sarajevo et Mostar nous ont particulièrement marqués par leur histoire récente, Dubrovnik par ses remparts et ses ruelles, tandis que Korčula et Hvar nous ont offert une parenthèse méditerranéenne.

Le voyage lui-même a été une aventure. Nous avons emprunté des trains rapides, des lignes régionales parfois très lentes, attendu des correspondances, franchi des frontières et complété nos trajets par des bus et des bateaux. Le train nous a permis de découvrir les territoires autrement, mais nous avons aussi appris qu'il ne pouvait pas tout faire : dans les Balkans, la souplesse et la complémentarité des transports sont indispensables.

Tout ne s'est pas déroulé comme prévu. Un hébergement trop cher à Ptuj nous a conduits jusqu'à Varaždin, où nous avons finalement passé une soirée inattendue. La chaleur, particulièrement éprouvante à Mostar, nous a obligés à adapter notre rythme, en privilégiant les visites matinales, les pauses et les baignades. Autant de petits imprévus qui ont fini par faire partie intégrante du voyage.

Nous garderons également le souvenir des contrastes : la fraîcheur des lacs slovènes, les longues traversées ferroviaires, les rencontres improvisées, les visites chargées d'émotion et les moments de détente face à l'Adriatique.

Mais ce voyage nous aura surtout rappelé pourquoi nous aimons voyager sans avion. Le trajet n'est pas simplement un moyen de rejoindre une destination : il fait pleinement partie de l'expérience. Depuis la fenêtre d'un train, sur le quai d'une gare ou à bord d'un bateau, on découvre des paysages, on observe la vie locale et l'on prend le temps de regarder ce qui nous entoure.

Voyager lentement, ce n'est pas forcément aller moins loin. C'est laisser davantage de place à ce qui se passe entre deux destinations.

Après ces quatre semaines, les Balkans nous ont donné envie de poursuivre cette exploration. Il reste tant de lignes ferroviaires à emprunter, de villes à découvrir et de chemins de traverse à suivre.




Et vous, avez-vous déjà rejoint l’Adriatique en train ?

Avez-vous exploré la Slovénie en train et en bus ? Traversé la Croatie par ses lignes ferroviaires intérieures ? Découvert Sarajevo et Mostar ? Ou pris un catamaran pour rejoindre les îles croates ?

Nous serions ravis de connaître vos expériences, vos conseils et vos itinéraires préférés.

Bon voyage, et à bientôt sur les rails, les routes et les chemins de l’Adriatique ! 🚆🚌⛴️